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Mon Histoire

✍️ Le rendez-vous annuel 2020

Vendredi, c’était le check up !

Je suis sous Oromone 1mg + Androcur 1/4 depuis 4 ans. C’est un traitement hormonal que je supporte bizarrement bien.

Gros check-up puisque bilan sanguin et IRM cérébrale à faire.

Depuis un an, tout est relativement stable. J’ai pris un peu de poids (confinement sûrement… ou pas) et j’ai eu quelques douleurs ovariennes supportables. J’ai souvent mal en bas du dos, c’est parfois compliqué de vivre avec.

Je fais 1h30 de yoga le week-end, je vais au travail à pied la semaine (30 minutes aller/retour). C’est un bon équilibre.

Je sais qu’il est difficile de bouger quand nous souffrons. Mais c’est nécessaire pour avoir moins mal ! Vos organes ont besoin de mobilité. Alors un peu de marche, du yoga, un coup d’escaliers… sont des bons prétextes pour mobiliser votre corps et votre esprit !

Je fais attention à mon alimentation, avec des écarts que je supporte plus ou moins. Ma diététicienne m’a prescrit des compléments pour compenser les écarts mais mon corps sait me dire STOP.

Je vais chez l’ostéopathe 1 fois par mois.

Je dors 8h par nuit.

Alors oui, il est possible de vivre avec une endométriose, malgré le traitement, les douleurs et la fatigue. PRENEZ SOIN DE VOUS. ECOUTEZ-VOUS.

L’optimisme est également un bon remède pour aller mieux 🙂

J’ai également pris une BIG décision : faire une préservation ovocytaire. Une expérience que j’appréhende beaucoup du fait de l’arrêt de la pilule et des injections d’hormones.

J’ai prévu un petit programme pour la vivre au mieux : régime alimentaire spécifique pour booster la fertilité, traitement en phytothérapie pour éviter les effets secondaires et séances de yoga pour se faire du bien et se reconnecter à soi !

Je vous partagerai mon expérience dans cette rubrique afin que vous sachiez VRAIMENT ce que c’est.

Et vous, vos check-up ? Comment se passent-ils ?

Portraits de femmes

Maud RENARD

Présentation

maud renard

Maud, (presque) 35ans, est un vrai un couteau suisse ! Formée en danse classique mais aussi en architecture, elle a beaucoup navigué entre ces deux eaux. Par la suite, elle est partie vivre en Colombie où elle a découvert la gynécologie naturelle. C’est par un autre prisme que la gynécologie « classique » qu’elle a décidé de créer la gynécologie émotionnelle. Couteau suisse toujours, elle a aussi construit sa Tinyhouse dans laquelle elle vit depuis 1 an !

Portrait spécifique aujourd’hui car elle n’est pas atteinte d’endométriose. Elle a découvert cette maladie il y a moins de 5 ans par le biais d’une amie qui était suspectée d’en avoir une. Mais son approche est tellement intéressante que je ne pouvais pas passer à côté 😉

Maud a découvert l’endométriose en Colombie grâce à une de ses enseignantes en gynécologie naturelle. C’est une maladie beaucoup plus commune qu’on ne le pense et surtout très peu étudiée. Elle a ensuite fait ses propres recherches côté français et a été surprise que cette maladie soit si mal connue alors qu’elle touche 1 femme menstruée sur 10.

Gyn’Emotion, l’accompagnement par la gynécologie émotionnelle

La gyn’émotion est la contraction de gynécologie et émotion.

C’est une discipline que Maud a créée après avoir reçu des enseignements en gynécologie naturelle, mais aussi par l’auto-observation gynécologique et son expérience en tant qu’accompagnante. C’est un cocktail de savoirs.

Cette discipline mène à la recherche et à la compréhension des dysfonctionnements du cycle menstruel et des maladies gynécologiques à travers le prisme des émotions. C’est ce qu’on appelle le décodage biologique, ce fameux langage des oiseaux où la maladie se dit « le mal a dit ».

Chaque émotion que nous vivons passe par notre corps : celui-ci s’exprime parfois dans la joie mais souvent (et hélas) dans la douleur. Il nous permet ainsi de la transmettre si l’émotion n’a pas été entendue d’une autre manière.

La gyn’émotion n’a pas pour but de soigner mais de comprendre ce que le corps veut nous dire. Et souvent la compréhension permet ensuite d’alléger le poids de la maladie.

La gynécologie émotionnelle pour aider à comprendre

L’endométriose comme toutes les « mal-a-dit » a des symboliques émotionnelles. Les décoder passe d’abord par la compréhension : quels organes, pourquoi ceux-là en particulier, et aussi la symbolique du fonctionnement de la maladie en elle-même.

On va chercher à comprendre ce qui s’est passé au moment du déclenchement de l’endométriose.

Et il y a enfin toute la sphère transgénérationnelle ! Il est important d’aller voir la lignée de la personne, de chercher des proches avec des antécédents de la maladie ou des émotions particulières qui auraient préparé un terrain spécifique à l’apparition de l’endométriose. C’est une recherche de fond pour la personne par le biais de ses émotions présentes, passées et transgénérationnelles.

Se réapproprier son corps en tant que femme

La gynécologie émotionnelle est là pour rétablir le lien entre corps et mental : séparer les deux c’est comme vivre en couple sans jamais pouvoir se parler… une histoire d’amour ne peut pas marcher sans communication !

Et nous avons besoin de (re)créer une histoire d’amour avec son corps pour qu’il fonctionne bien.

Mais pour (re)créer ce lien, il est important de se connaître.

Et ça passe notamment par l’apprentissage anatomique, hormonal, psychologique avant même d’aller chercher dans ses propres émotions.

Lorsqu’une personne a vécu une opération gynécologique, son corps s’est modifié. Elle a besoin de savoir ce qui s’est passé, ce qui a été retiré, pourquoi et où.

Cela semble logique mais bon nombre de personnes ne savent pas quelle opération elles ont eu et pourquoi cette opération en particulier. C’est pourtant la base.

Ensuite c’est renouer avec ce corps, l’accepter de nouveau comme il est.

La gyn’émotion permet de traverser émotionnellement cette opération et voir quelle symbolique elle implique pour la personne.

Etre accompagnante en gynécologie émotionnelle

En gyn’émotion comme partout, il n’y a pas de recette miracle ! On ne cherche pas le « comment » mais le « pourquoi » nous vivons ça. Lorsque les personnes viennent voir Maud, elles ont déjà fait le tour de beaucoup de thérapies dont le « pourquoi » n’a toujours pas eu de réponse.

Ça implique d’être prête à écouter le message du le corps, être prête à entendre cette réponse, et c’est parfois plus difficile que ça en a l’air.

Ses conseils

Au diagnostic :

  • Prendre le diagnostic comme une nouvelle expérience à vivre. De nombreuses femmes disent que si elles n’avaient pas été malades, elles n’auraient jamais été sensibilisées au cycle menstruel, ou su comment fonctionne leur sphère gynécologique, elles ne se seraient jamais penchées sur la nutrition.

Ça peut aller même jusqu’à se sensibiliser à l’écologie car on sait maintenant que les perturbateurs endocriniens (qui sont partout dans les plastiques) peuvent jouer un rôle dans cette maladie. Même si elle apporte son lot de douleur, elle apporte aussi son lot de richesses.

Au quotidien :

  • Se connaître physiquement : savoir où est son utérus, son vagin, ses ovaires, se mettre en contact avec eux physiquement.
  • Comprendre l’endométriose :  comment ça fonctionne ? quel est le rôle de l’endomètre ? Même si on connaît peu de chose sur cette maladie, il y a tout de même des principes de fond sur son fonctionnement.
  • Essayer de comprendre le « pourquoi » à tout cela…
  • Parler à son utérus ! Qu’il soit présent physiquement ou bien qu’il soit juste énergétiquement là, l’utérus a son langage. Vous pouvez communiquer avec lui, le rassurer, l’aimer, lui dire parfois qu’il vous embête, vous pouvez même être en colère contre lui mais parler lui, si vous lui parlez alors ça veut dire que le contact est revenu et il va se sentir entendu…

Je trouve cette approche vraiment intéressante pour se reconnecter avec son corps et ses émotions ! C’est un travail qui peut être long, compliqué, peut-être même douloureux mais qui s’avère nécessaire.

Retrouvez Maud sur son site et sur Instagram !

epices alimentation anti inflammatoire
alimentation

Les épices dans l’alimentation anti-inflammatoire

L’endométriose est une maladie qui nécessite de prendre soin de soi : son environnement, son mental, son lieu de vie, et aussi… son alimentation ! En effet, l’alimentation est un paramètre important à travailler dans le cadre d’une endométriose. Nous avons déjà parlé de l’alimentation anti-inflammatoire, qui est une première base pour diminuer les douleurs. Il existe aussi des épices anti-inflammatoires, que l’on retrouve dans la médecine ayurvédique. Découvrons-les !

Les épices dans l’alimentation anti-inflammatoire : pourquoi ?

L’alimentation anti-inflammatoire est un levier superpuissant dans l’endométriose.

Pourquoi ? Car, YOU GOT THE POWER ! Et oui. Vous avez le pouvoir de changer les choses.

Aujourd’hui, il existe de nombreux ouvrages dédiés à l’alimentation anti-inflammatoire. Les professionnels de santé se forment également de plus en plus à ce type d’alimentation.

Vous pouvez donc avoir facilement accès aux bases de cette alimentation et ce, sans vous ruiner.

Idéalement, consultez un diététicien avec une spécialité en micronutrition pour qu’il vous guide. Complétez vos connaissances avec des ouvrages et des blogs afin d’être éclairée au mieux sur les pratiques à adopter.

En tout cas, c’est hyper positif et ça change tout. Car vous pouvez être actrice de votre maladie, sans la subir de plein fouet.

Surtout dans une maladie avec de nombreux paramètres encore méconnus.

Pour les premières bases de l’alimentation anti-inflammatoire, vous pouvez retrouver des premiers conseils dans l’article dédié.

Mais savez-vous que les épices aussi en font partie ?

En effet, les épices ont de nombreux effets positifs et ce, depuis des millénaires :

  • Conserver les aliments.
  • Faciliter la digestion.
  • Etancher la soif.
  • Développer la saveur des aliments…

Alors, invitez les épices dans votre cuisine ! Privilégiez les bio en herboristerie. Vous pouvez vous regarder juste ici 😉

Mais alors, quelles épices choisir ?

J’ai participé à un super atelier sur les épices ayurvédiques avec Nathalie Hisseini. Praticienne en ayurvéda, elle organise des ateliers autour de l’ayurvéda, la nutrition… qui sont vraiment passionnants.

Si vous souhaitez en savoir plus, découvrez son programme gratuit sur 21 jours !

Lors de cet atelier, nous avons recontextualisé l’ayurvéda et les doshas qui nous constituent.

En fonction de votre constitution, certaines épices vous sont plus favorables.

En médecine traditionnelle chinoise, c’est un peu similaire. Vous avez des épices très « yin » (à tendance froide) ou très « yang » (à tendance chaude).

Je vous fais donc part de plusieurs épices qui peuvent vous aider à réguler ballonnements, douleurs et inflammations.

Pour les douleurs et ballonnements, vous pouvez utiliser les épices carminatives : elles vous permettent de vous délester des gaz, de l’eau et des toxines présents dans le corps. Elles facilitent la digestion et évitent aux toxines de s’accumuler.

Une petite liste des épices carminatives :

  • La férule persique
  • La cardamome
  • Le gingembre
  • La cannelle
  • Le fenouil
  • Le cumin
  • La coriandre.

Comme vous le voyez, la plupart sont des épices connues et se trouvent facilement 😊

Pour ma part, l’infusion ayurveda « Himalaya Chaï » de Yogi Tea est idéale ! Elle est composée de gingembre, fenouil, cannelle, coriandre, anis et réglisse.

Mais vous pouvez aussi la faire vous-même 😉

Concernant les inflammations, il existe les épices reconstituantes : elles facilitent l’élimination des toxines et purifient le sang. Elles ont un fort pouvoir anti-inflammatoire. Elles sont également conseillées en cas de problèmes de peau.

La petite liste des épices reconstituantes :

  • L’aloe vera possède un vrai pouvoir d’apaisement en cas de coups de soleil ou de brûlures.
  • Le curcuma est connu pour son pouvoir anti-oxydant.
  • La bardane est idéale pour les problèmes de peau.

Vous avez aussi :

  • La cannelle.
  • Le poivre noir.
  • Le piment de cayenne.
  • L’ail.

Il existe également des « épices antidote » qui régulent les effets secondaires de certains aliments.

Utilisez l’épice dédiée lors du repas concerné. Sinon, vous pouvez la prendre en infusion avant le repas.

Dans le cadre de l’endométriose, vous pouvez utiliser :

  • Le gingembre, pour atténuer les effets du gluten et du sucre sur votre organisme.
  • Le poivre noir ou le pippali, pour réguler les effets des produits laitiers.

J’espère que cet article vous a plu ! Afin d’utiliser les épices qui vous correspondent le mieux, je vous invite à consulter un.e praticien.ne en ayurveda ou en médecine traditionnelle chinoise. Ils vous aideront à définir votre tempérament et à adapter votre alimentation en conséquence 😊

Avez-vous essayé ces épices ? Partagez-moi votre expérience en commentaire !

Au Quotidien

Poser les bonnes questions pour comprendre son endométriose

Endométriose. Il y a quelques années, cette maladie était encore inconnue pour la plupart des patientes et des médecins. Et pourtant, 180 millions de femmes sont touchées dans le monde. Certains aspects restent toutefois obscurs comme l’origine et les causes de l’endométriose. Aujourd’hui, grâce aux associations de patientes, il est possible de comprendre son endométriose. D’avoir des réponses à nos questions. Savoir poser les bonnes questions pour comprendre sa maladie est un bon début pour mieux l’appréhender !

Que demander lors d’un diagnostic d’endométriose ?

Avant tout, parlez à votre médecin. Il est important de lui communiquer vos symptômes tels que la douleur, la fatigue, les malaises… Ce sont des indicateurs majeurs dans la première phase de prise en charge. Les gynécologues sont aujourd’hui (a minima) sensibilisés à cette maladie et sauront vous orienter pour un diagnostic fiable. L’échographie endo-vaginale est actuellement l’examen de référence pour le diagnostic. N’hésitez pas à aller consulter dans un centre spécialisé.

Si vous êtes diagnostiquée, n’hésitez pas à exposer vos appréhensions et vos interrogations à votre médecin, il est là pour ça. Pour vous aider, voici une petite liste qui vous permettra de mieux comprendre votre endométriose :

  • Qu’est-ce que l’endométriose ?
  • Quel type d’endométriose j’ai ? A quel stade ?
  • Quels examens dois-je faire ? A quelle fréquence ? Comment se déroulent-ils ?
  • Quelles sont les conséquences sur ma vie quotidienne ?
  • Vais-je pouvoir continuer à vivre une vie « normale » ?
  • Comment puis-je soulager mes douleurs ?
  • Puis-je me tourner vers les médecines complémentaires ?

N’hésitez pas à consulter des spécialistes dédiés via les annuaires d’Endofrance, Resendo ou Map Patho.

Quelles questions poser lors d’un suivi et/ou d’un accompagnement ?

Comprendre son endométriose, c’est aussi apprendre à l’accepter et à vivre avec. N’hésitez pas à communiquer avec les professionnels qui vous accompagnent : ils sont là pour vous ! Ils sont là pour vous aider et vous guider dans votre parcours. Mais alors que leur demander dans le cadre d’un suivi ? Voici quelques questions à envisager :

  • Quels examens dois-je effectuer ? Un bilan sanguin ? Une échographie ? Une IRM ? A quelle fréquence ?
  • Si je prends la pilule, quel suivi ?
  • Quelles solutions pour les maux quotidiens (douleurs, fatigue, faim…) ?
  • Quelle prise en charge complémentaire si j’ai une autre maladie chronique ?
  • Quelles démarches si j’ai un projet bébé ? Maintenant ou plus tard ?
  • Vers qui me tourner pour rencontrer des femmes qui ont une endométriose ?
  • Je veux essayer de comprendre cette maladie : comment faire ?

Cette liste est non exhaustive mais pourra vous permettre d’avoir un premier guide dans votre suivi. 😊

Comprendre son endométriose, c’est s’approprier la maladie. Car il y a autant d’endométrioses que de femmes. Mais malgré toutes vos singularités, il est possible de se faire accompagner !  Des thérapies autour du féminin blessé existent et peuvent aider à comprendre son endométriose. Et aussi à faire le lien avec son histoire. Beaucoup de femmes se révèlent à travers ces accompagnements ! Vous pouvez découvrir certains témoignages dans Portraits de femmes 😊

comprendre son endométriose
Au Quotidien

Dressing d’endogirls : quels vêtements pour éviter les irritations cicatricielles ?

L’endométriose est une maladie chronique douloureuse. Les femmes atteintes ont souvent des douleurs intenses dans les sphères gynécologiques et intestinales. D’autres douleurs existent, dont on parle peu : les douleurs cicatricielles. La coelioscopie est une chirurgie mini-invasive, avec des effets secondaires moindres. Mais il existe des petites cicatrices, dues aux incisions de l’opération. Ces cicatrices peuvent être douloureuses en interne, à cause des adhérences. Elles sont aussi très douloureuses en externe, notamment lors des frottements avec les vêtements. Or, il devient compliqué d’adapter son dressing : les cicatrices se situent sur le bas ventre ou au niveau de la ceinture abdominale et porter un vêtement devient un calvaire. Voici quelques conseils de vêtements pour éviter les irritations cicatricielles !

Les jupes et jeans taille haute

Et oui ! Dans le top des vêtements pour éviter les irritations cicatricielles… Les tailles hautes ! Certes, elles sont à la mode. Mais pas que. Elles présentent un grand nombre d’avantages pour nous, les endogirls :

  • La taille s’arrête… à la taille. Juste au-dessus du nombril. Le tissu couvre toutes les parties qui pourraient être douloureuses. C’est quand même plutôt pratique. 😉
  • Les tailles hautes mettent en valeur toutes les tailles et toutes les formes. Et ça, c’est une très bonne nouvelle !
  • Les tailles hautes sont confortables et bien pratiques en cas d’endobelly. 😉

Quelques exemples de vêtements à porter taille haute : les jeans bien sûr, mais aussi les jupes (courtes ou longues) et les jupes culottes (vous pouvez en trouver des très jolies et agréables à porter).

Les robes

Je suis une grande fan des robes ! En plus d’être pratiques, elles nous permettent de ne pas se prendre la tête : et oui, pas besoin de se demander si c’est « assorti » … En une ou plusieurs pièces de tissus, elles évitent les frottements sur les irritations cicatricielles.

Il existe différents types de robes en fonction des morphologies. N’étant pas une blogueuse mode non plus, je vais vous donner quelques modèles courants et canons :

  • La robe maxi. Fraîcheur et style sont au rendez-vous ! Elle est géniale pour l’été. Choisissez un petit imprimé sympa pour l’esprit estival. Avantage : elle convient à toutes les morphologies.
  • La mini robe. Elles sont toujours sympas à porter avec un collant ou un legging !
  • La robe-pull. Elle donne un look sporty et se porte parfaitement avec un legging et des baskets ! A mettre dans tous les dressings. 😉
  • La robe droite. C’est une forme courante de la petite robe noire. Une petite pièce à toujours avoir chez soi !

Les leggings

Perso, je vis d’amour, d’eau fraîche et de leggings (et collants). Portés taille haute, ils peuvent faire office de pantalon (à choisir plutôt épais). Quelques conseils pour bien choisir votre legging :

  • Faites attention à la matière choisie. Privilégiez les matières naturelles, style coton. Pour le sport, optez pour une matière anti-transpirante comme l’élasthanne.
  • Noir ou imprimé, vous choisissez ! Mais n’oubliez pas dans quel contexte vous le portez… Au bureau ou pour sortir, il faut bien le choisir et l’assumer 😊
  • Il existe des leggings courts et longs. Vous pouvez privilégier le modèle court pour l’été ! Le modèle long est aussi pratique en toute saison, sous une jupe ou une robe.

L’endométriose est une maladie féminine. Mais elle ne doit pas pour autant vous empêcher d’être femme ! La féminité passe par plusieurs biais, et les vêtements peuvent en faire partie. Alors n’empêchez pas la maladie de vous permettre d’être une femme, et ce, peu importe la manière ! Se réapproprier sa féminité c’est (aussi) se réapproprier son corps, notamment après une opération. Retrouvez mon article sur la réappropriation du corps après une opération juste ici !

vêtements endogirls
Au Quotidien

Faire une demande d’ALD : quelles démarches ?

L’endométriose est une maladie féminine chronique. Elle affecte la sphère gynécologique : les ovaires, l’utérus et/ou les ligaments. Mais elle peut toucher d’autres organes tels que les intestins, les poumons ou le cerveau. L’endométriose est aussi une maladie de douleur. Toutes les femmes atteintes sont affectées de manière différente. En effet, certaines femmes peuvent souffrir plus que d’autres, et ce, peu importe le stade de la maladie. Une femme atteinte d’une endométriose profonde peut souffrir de façon moindre qu’une femme avec une atteinte superficielle. Les douleurs peuvent invalider les femmes dans leur vie de tous les jours. Faire une demande d’ALD peut être une solution afin de pouvoir mieux vivre sa maladie. Nous allons voir ensemble les étapes à suivre !

Qu’est-ce qu’une ALD ?

L’ALD (ou Affection Longue Durée) est un dispositif médical destiné aux patients souffrant d’une maladie sévère. Reconnue, l’ALD peut soulager significativement la vie des patients. Il existe deux types d’ALD : les ALD exonérantes et les ALD non exonérantes.

  • L’ALD exonérante concerne les affections nécessitant un traitement long, chronique et coûteux. Elle consiste à supprimer le ticket modérateur : il s’agit des frais restants à votre charge après la prise en charge par l’Assurance Maladie. L’endométriose n’est malheureusement pas encore intégrée à la liste des maladies chroniques. Votre dossier sera accepté en tant qu’«Affection hors liste» (dite ALD 31).
  • L’ALD non exonérante concerne des maladies n’ouvrant pas droit à l’exonération du ticket modérateur. Elle concerne également les traitements d’une durée inférieure ou égale à six mois.

Vous l’avez compris, l’ALD exonérante vous assure un traitement adapté et remboursé !

Comment demander une ALD ?

L’ALD mobilise différents acteurs du secteur médical. Le patient bien sûr. Mais aussi le médecin traitant et les spécialistes de l’affection. Faire une demande d’ALD comprend trois étapes :

  • La définition du protocole de soin avec votre médecin traitant. Il peut être établi avec des médecins spécialistes de la pathologie. Le protocole définit les soins et traitements nécessaires.
  • Le dépôt de la demande. L’Assurance Maladie étudie votre dossier et donne (ou non) son accord pour une prise en charge à 100%.
  • Le remboursement. Votre ordonnance « bizone » vous indique les remboursements à 100 % dans la partie haute du document. La partie basse est dédié aux soins non liés à votre Affection Longue Durée, remboursés au taux normal de la Sécurité Sociale.

EndoFrance a noté des inégalités régionales au niveau des ALD hors liste. N’hésitez donc pas à renouveler votre demande si vous l’estimez juste.

ALD : quelle place pour le temps partiel thérapeutique ?

Dans le cadre de votre ALD, vous pouvez demander un temps partiel thérapeutique (ou mi-temps thérapeutique). Il vous permet d’aménager votre temps de travail : le mi-temps à proprement parlé n’est pas systématique. Depuis fin 2019, cette demande n’est plus obligatoirement précédée d’un arrêt de travail : vous pouvez demander un temps partiel thérapeutique sans arrêt de travail préalable.

Pour faire une demande de temps partiel thérapeutique, il faut :

  • Une prescription de son médecin traitant précisant le pourcentage de reprise d’activité.
  • L’accord de l’employeur : vous définissez avec lui les modalités du mi-temps thérapeutique.
  • Une visite médicale auprès du médecin du travail, qui vous donnera son accord.
  • L’accord du médecin conseil de l’Assurance Maladie. C’est lui qui valide la demande.

N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant pour en parler avec lui.

ALD : quelle rémunération ?

Il existe deux sources de rémunération :

  • La rémunération versée par l’employeur pour l’activité partielle.
  • Les Indemnités Journalières de Sécurité Sociale (ou IJSS). Elles sont versées par l’Assurance Maladie.

Le cumul de ces deux sources ne peut pas excéder la rémunération prévue dans le cas d’un temps plein. Il n’y a pas de complément à faire pour l’employeur, sauf s’il est prévu dans la convention collective.  La rémunération pendant le mi-temps thérapeutique est de 1 à 3 ans maximum. Vous recevrez tous les mois une attestation de salaire.

L’endométriose n’est pas une maladie reconnue en tant que « maladie chronique ». Les associations de patientes se mobilisent depuis longtemps pour la faire reconnaître. Si vous souffrez d’une endométriose invalidante, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre médecin traitant. Il vous aidera dans l’établissement du parcours de soin. Le chemin peut être long mais il en vaut la peine : alors battez-vous ! Si vous souffrez, n’hésitez pas à faire appel aux médecines complémentaires. Elles peuvent être d’un grand secours pour soulager les douleurs chroniques. Retrouvez mes conseils Bien-être pour accompagner votre parcours 😊

faire une demande d'ALD
Portraits de femmes

Claire Buret et Julie Goudreault

Présentation

endo.ed équipe

Claire Buret et Julie Goudreault se rencontrent au travail et veulent construire un projet ensemble afin d’exprimer leur créativité et avoir un impact concret durable dans la vie des endogirls. 

Elles partagent toutes deux le goût des autres, des rencontres et l’impact positif qu’elles peuvent avoir au sein de leur communauté. Surtout, elles ont en commun les mêmes questionnements sur le fait d’être une femme aujourd’hui.

L’endométriose questionne de nombreuses problématiques féminines, c’est pourquoi le sujet s’est imposé à elles plutôt naturellement. 

Claire vit avec la maladie depuis 2011. Suite à des douleurs intenses et à une grande fatigue, le diagnostic tombe en 2014. En 2015, elle se fait opérer et est placée sous pilule continue, lui permettant de « reprendre une vie normale sans douleur ».

En 2019, les douleurs reviennent et Claire décide de reprendre sa santé en main : changement de travail et début d’un suivi avec des spécialistes (naturopathe, acupuncteur et ostéopathe), complété par une pratique du yoga et une thérapie sur le féminin blessé. (Vous pouvez retrouver ce sujet dans le premier Portait de Femme avec Minako).

Cette prise de conscience de l’importance du soin et du rapport à soi a été salvatrice et lui a aussi permis de tomber enceinte naturellement. Pour les endogirls, ne perdez pas courage ! Vous pouvez retrouver son parcours complet dans l’épisode 0 – La Promesse

Julie, quant à elle, avait entendu parler de la maladie mais de façon très vague. En rencontrant Claire, elle se documente sur le sujet et se retrouve confrontée à un manque réel de documentation au Québec. Elle s’implique en offrant son écoute, sa bienveillance et en partageant de l’information sur les nombreux sujets relatifs à la maladie : la contribution de la médecine alternative, l’état de la recherche, le rôle des hommes et bien d’autres sujets de société encore.  

Elle insiste sur l’importance d’apprendre à cultiver la relation avec soi-même, grâce à une compréhension de soi et une grande écoute de son corps et ses émotions. Sans cela, nous pouvons passer notre vie en “combat” avec nous-même. 

L’endométriose au Québec : prise en charge, diagnostic et accompagnement

L’endométriose est peu médiatisée au Québec même s’il existe un tissu associatif qui tend à se renforcer d’année en année. 

Les patientes sont souvent dépourvues face à un système médical très différent de celui de la France : 

  • La prise en charge : Tout commence par un rendez-vous avec un médecin de famille. C’est obligatoire mais très long. C’est lui qui pourra ensuite orienter vers un gynécologue qualifié. Une fois que la patiente est entre les mains d’un gynécologue (idéalement bien identifié), on demande souvent si elle souhaite avoir des enfants. Si la réponse est oui, elle pourrait être diagnostiquée et prise en charge plus rapidement. Si la réponse est non, le diagnostic sera plus long et on lui recommandera généralement la prise de la pilule. Évidemment, on peut aller directement dans le privé pour que ce soit plus rapide mais c’est bien entendu beaucoup plus cher et les frais sont en partie à la charge de la patiente.
  • Le diagnostic : L’IRM ou l’échographie pelvienne ne sont pas systématiques car les professionnels de la santé estiment que c’est peu fiable et très onéreux. Ils préconisent plutôt une laparoscopie. 
  • L’accompagnement : Il n’y pas d’accompagnement spécifique mais les médecines alternatives sont bien plus popularisées qu’en France. Les organisations sont aussi plus ouvertes au télé-travail ou à l’aménagement d’horaires ce qui peut permettre plus facilement d’adapter son travail à sa condition physique. 

En conclusion, un profond travail de sensibilisation reste à faire, notamment auprès des jeunes femmes en milieu scolaire ou des professionnels de la santé. Plusieurs travaux de recherche sont également en cours pour améliorer la qualité de la prise en charge. Ces différents points sont abordés dans l’épisode 11 avec Dre Sarah Maheux-Lacroix – gynécologue-obstétricienne.

L’endométriose est beaucoup moins connue au Québec qu’en France car : 

  • Aucune personnalité médiatique ne porte la cause ; 
  • Les associations francophones n’ont commencé à se structurer qu’à partir de 2015 ; 
  • Il y a une grande diversité culturelle où les douleurs liées aux règles sont taboues. 

Cependant, notamment grâce au travail formidable de Endométriose Québec, des outils sont offerts aux patientes : listes de spécialistes, groupe de soutien, organisation d’événements de sensibilisation comme l’endomarche et d’éducation comme les rendez-vous Endozen

Endo.Ed, le podcast d’informations positives sur l’endométriose

Endo. Ed, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre. Une rencontre entre deux femmes, deux cultures et deux énergies : Julie, une québécoise de 36 ans et Claire, une française de 33 ans installée depuis 2017 à Montréal. 

Quand l’endométriose reprend le dessus dans la vie de Claire en janvier 2019, le thème s’impose à elles : lancer le premier podcast francophone pour s’informer et mieux vivre avec l’endométriose.

Peu d’informations sur le sujet existent alors en français au Québec et elles souhaitent donner la parole à des spécialistes et à des femmes partageant leur parcours, leur force, leur résilience afin de donner espoir à la communauté. 

Le choix du podcast s’est rapidement imposé car il permet de créer  une intimité, avec l’invité mais aussi avec les auditeurs et auditrices. Ce format laisse plus de place au dévoilement et permet des témoignages forts et sans filtre. 

Endo. Ed est le reflet du chemin positif de deux femmes fortes et courageuses, avec un intérêt premier pour l’humain. Leurs sujets et le choix des invités se place toujours dans un souci de transmission d’une information, d’un cheminement, de batailles aussi, de petites et grandes victoires, avec une positivité sans faille.

Endo. Ed est un podcast qui vit, même après l’écoute. Il permet de délier les langues, de partager les expériences et même de provoquer des actions pour changer nos vies de façon positive. 

Les expériences de femmes avec Endo.ed : vous n’êtes pas seules !

Les femmes intervenant dans Endo.Ed se ressemblent parce qu’elles partagent toutes une résilience, une force, un optimisme… un état d’esprit qui force l’admiration. Elles ont repris le pouvoir de leur santé et ont cheminé pour trouver aujourd’hui un certain équilibre qui leur convient… à elles.

Même si leur parcours avec l’endométriose semble similaire (errance médicale, handicap, traumatismes et solitude parfois), elles n’ont pas toutes eu le même cheminement avec les mêmes solutions. Ce podcast permet de donner la parole à cette diversité, sans jugement et tabou, pour que chaque auditeur et auditrice puisse ressentir ce qui fait écho en lui, que ce soit dans les médecines traditionnelle ou alternative. 

Témoignage

J’ai connu Endo.Ed en recherchant des ressources, des témoignages de femmes atteintes de la maladie (Bravo pour votre référencement :D). J’ai été touchée par la positivité de toutes les intervenantes et ce, à chaque épisode ! Chaque podcast est à la fois universel et singulier, chacune peut se l’approprier en fonction de son histoire.

Grâce à Endo.Ed, j’ai découvert de nouvelles approches, de nouvelles solutions et surtout, des femmes qui en veulent et qui ne se laissent pas abattre par la maladie !

Elles ont appris à vivre “avec”, et non pas “contre”, ce qui me paraît un premier principe indispensable pour arriver à mieux vivre avec l’endométriose.

Il me paraissait indispensable de partager ce magnifique projet, encore et toujours dans cette perspective de mieux vivre sa maladie.

Le témoignage de Claire est aussi une expérience à partager, car il est très optimiste ! Ce qui m’a notamment marquée, et que j’essaie aussi de transmettre avec ce blog, c’est qu’il ne faut pas abandonner ses projets à cause de la maladie, bien au contraire ! Il faut pouvoir en faire une force afin de nous faire avancer et de mettre en œuvre nos rêves.  

Celui de Julie permet aussi de savoir qu’il est possible de nous faire comprendre ! Avec de l’information, de l’intérêt et de la recherche, vous pouvez faire comprendre à vos proches cette maladie complexe à la fois pour les patientes et le corps médical.

La question de la prise en charge globale est également intéressante car elle nous permet de voir les pratiques médicales qui diffèrent en fonction des pays, notamment sur le diagnostic ou la connaissance de la maladie.

Leurs conseils

Au diagnostic

  • Apprenez à vous connaître, à savoir ce qui vous fait du bien À VOUS. Ce sera la clé pour trouver l’équilibre qui vous correspond. 
  • N’hésitez pas à en parler autour de vous. En partageant votre histoire vous pourrez avoir le soutien, les conseils, les contacts qui vous permettront d’avancer sur votre propre chemin de guérison. 

Au quotidien

Après une année intense, Endo.Ed prend un repos bien mérité pour nous revenir plus en forme que jamais ! Vous pouvez les retrouver sur les réseaux Instagram et Facebook

Vous pouvez bien entendu les contacter pour partager vos découvertes ou vos suggestions pour le projet ! 

Portraits de femmes

Minako Komatsu

Présentation

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Minako Komatsu est professeure certifiée de Hatha Yoga et fondatrice du Kunda-Yoga.

Depuis 2009, elle enseigne le yoga et la méditation.

En 2013, elle fonde le Kunda-Yoga, une pratique qui fusionne la sagesse millénaire du yoga indien et les traditions venues d’Asie du Sud Est, en particulier le taoïsme et son origine, la signature japonaise. L’axe de Kunda-Yoga se porte sur la polarité yin et yang qui se manifeste dans notre vie sur des thématiques telles que : 

  • L’entente entre l’ombre et la lumière
  • La corrélation entre un être et un vécu
  • Le lien entre parcours de vie et parcours céleste

Sa pratique dynamise l’énergie vitale et nous éveille à la sexualité sacrée.

Ses ateliers ont été présentés dans Santé Magazine sur France 5, Magazine de la Santé, Radio Médecine Douce, Yoga Magazine, Cheek Magazine etc…

Le Kunda-Yoga

Le fondement du Kunda-Yoga se base sur une attention toute particulière du bassin, permettant d’aider à se reconnecter à notre nature profonde, le bassin lui-même.

Le Kunda-Yoga permet d’accompagner tout à la fois la féminité, la sexualité et le déséquilibre des dérèglements hormonaux.

Minako a pratiqué et enseigné le Hatha Yoga pendant longtemps mais le Kunda-Yoga est parti de deux fondements principaux :

  • Son questionnement sur sa sexualité
  • Ses moments de méditation, selon l’enseignement reçu de Hatha Yoga préconisant la concentration autour du 3ème œil. Ces instants de méditation sont de vrais moments de joie profonde et contemplation

Ces moments de méditation lui permettaient de vivre ces instants de béatitude mais, parallèlement, elle a commencé éprouver une sorte d’hypersensibilité à un environnement « agressif », comme les transports ou la foule.

Il existait un vrai décalage entre ses ressentis de joie lors de la méditation et le vécu du quotidien. C’est à ce moment qu’elle se rend compte qu’il lui manque « l’ancrage » dans la terre.

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Des rendez-vous avec une sage-femme, aussi ostéopathe, lui ont permis une vraie reconnexion avec ses émotions, tout en continuant le Hatha Yoga, avec une écoute attentive du corps et une attention spécifique sur le bassin, qui demandait du mouvement. Ces mouvements, associés à des respirations et des visualisations, lui permettaient de se connecter à son bassin et de renforcer son ancrage.

De là est né le Kunda-Yoga !

La régulation de la douleur et les ateliers dédiés à l’endométriose

En 2006, son diagnostic d’adénomyose tombe, mais Minako réussit, dans un premier temps, à réguler ses douleurs grâce à :

  • Une pratique régulière du yoga et de la méditation,
  • Un changement de son alimentation (végétarisme et végétalisme),
  • L’arrêt de la cigarette et café

Cependant, ses douleurs se réveillent quelques années plus tard, au retour des règles et à l’arrêt de l’allaitement après son accouchement.

Son hygiène de vie n’ayant pas changé, elle a cherché à comprendre pourquoi ces douleurs étaient revenues.

L’ouvrage de Lise BOURBEAU, « Ecoute ton corps », sur le lien entre l’état psychologique et les symptômes des maladies a été un premier prisme dans la compréhension de cette douleur.

Elle a donc, tout naturellement, commencé à entrer en contact avec son utérus. Elle est passée d’une simple attention et conscience de lui à un vrai temps quotidien à lui parler.

Quelques temps après, des émotions et des souvenirs douloureux ont commencé à émerger et provoqué en elle une profonde tristesse.

Son utérus ressentait beaucoup de violence sans explication et sans compréhension au moment de l’accouchement. Il était temps de le rencontrer pour comprendre et écouter.

Quelques mois plus tard, après avoir communiqué avec son utérus presque tous les jours, les tensions se sont apaisées, et les douleurs se sont arrêtées. C’était il y a maintenant 8 ans.

En 2016, elle se reconnaît dans les récits de femmes parlant de l’endométriose et de leur douleur.

Elle décide de partager son expérience et d’apporter une solution à ces femmes, par le biais de ces ateliers qu’elle propose depuis 3 ans.

Témoignage

J’ai connu Minako par le biais de ses ateliers.

Cet atelier fut un vrai cadeau que j’ai pu me faire à moi-même : en effet, j’ai pu me retrouver en tête en tête avec moi-même, mon expérience de la maladie, mais aussi mes douleurs et mes interrogations.

Le fait de partager ce moment avec d’autres est aussi un vrai plaisir ! Nous nous sentons moins seule dans l’appréhension de la maladie, de la douleur et des émotions.

Nous apprenons aussi des postures nous permettant de soulager réellement la douleur au quotidien et ça améliore nettement la qualité de vie.

Vous trouverez à la fin de l’article le livret de Minako des 5 postures pour soulager la douleur !

Vous pouvez aussi retrouver en détail sur Cheek Magazine un reportage sur ses ateliers !

Ses conseils

  • Essayer de comprendre le message lié à son endométriose car elle est spécifique à chaque femme, et tenter d’entrer en introspection avec sa vie personnelle et psychique pour commencer à trouver des réponses
  •  Avoir un sommeil qualitatif : il doit être suffisant et de qualité, sinon les systèmes nerveux et hormonal peuvent être bouleversés
  • Gérer son stress : adopter une séance de relaxation quotidienne, en complément d’un vrai aménagement de son agenda de travail, et en consacrant du temps aux choses qui font sens pour soi
  • Adapter son alimentation : il est nécessaire faire un point et de penser ce changement avec PLAISIR

Chacune doit trouver le mode alimentaire qui lui convient, tout en essayant de faire parfois sans viande, sans produits laitiers et/ou sans gluten qui favorisent un terrain inflammatoire.

  • Diminuer les excitants : limitez le café et du thé par jour maximum. Le reste de la journée, c’est infusions !
  • Peu de sucre : il refroidit le corps et perturbe la circulation sanguine
  • Beaucoup d’aliments antioxydants (mettez des couleurs dans votre assiette !) et complémentation en oméga 3
  • Le soir, c’est repas léger et cuit  !
  • Pratiquer une activité physique – le yoga est idéal ! Il permet :
  • Une respiration abdominale optimale : elle masse les organes, oxygène les cellules et limite donc l’inflammation
  • Une vraie régulation du système nerveux
  • Un réel travail du périnée

Retrouvez Minako sur https://kunda-yoga.com et aussi sur Cheek Magazine pour plus d’informations sur les ateliers dédiés à l’endométriose !

Téléchargez maintenant votre livret « L’endométriose 5 postures de yoga pour soulager vos règles douloureuses »  https://www.laquetedufeminin.com/cadeau-endo-1/

Référence : BOURBEAU Lise, Écoute ton corps, ton plus grand ami sur la Terre, ETC, 255 pages.

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4 conseils pour gérer les crises de douleurs d’endométriose en plein confinement

Tout le monde nous le dit, restez chez vous ! Il en est de la responsabilité individuelle et collective pour endiguer le virus. Mais pour autant la vie ne s’arrête pas, loin de là…

Rappelons-le, il existe 20 millions de Français souffrant de maladies chroniques.  Et plus d’1 million de femmes souffrent d’endométriose ! Tout autant de personnes devant gérer leur propre maladie, le confinement, le télé-travail, peut-être aussi les enfants…

Alors, en ces temps troublés, je vous apporte quelques conseils pour gérer vos crises de douleur d’endométriose.

Gérez votre stress

Dans l’endométriose, le stress joue énormément sur la douleur. Au regard du contexte actuel, il est important de savoir le gérer. Une pratique quotidienne vous aidera à vivre davantage sereinement vos crises de douleur d’endométriose 😊

Voici quelques petits liens pour vous aider au quotidien :

  • Yoga with Adrienne : je suis son « 30 Days Challenge » de yoga depuis le confinement. Ajouté à d’autres exercices, ils sont parfaits ! De plus, vous avez des thématiques afin de répondre à vos objectifs précis. Par exemple, Meditation for Anxiety ou bien Yoga for Chronic Pain.
  • Méditer avec Christophe André : Christophe André est un ancien psychiatre de l’Hôpital Ste Anne à Paris. Il est connu pour sa pratique de la méditation en pleine conscience.Voici quelques exercices de méditation à pratiquer chaque jour.

Mangez sain

« Que ton alimentation soit ta seule médecine » disait Hippocrate. Manger des fruits et des légumes frais stimule l’immunité et certains freinent même l’inflammation. Idéal pour prévenir les crises… Il est encore possible de s’en procurer alors n’hésitez pas !

Favorisez les champignons (surtout la morille ou la pleurote), les choux-fleurs et les légumes colorés comme les carottes, les épinards ou les betteraves. Ils sont tous de saison et anti-inflammatoires.

Pour les protéines, c’est la saison des maquereaux et des sardines. Ils sont parfaits car ils sont riches en oméga 3 et également anti-inflammatoires.

Et, au besoin, complétez avec un comprimé de vitamine C naturelle (acérola) ou de la gelée royale tous les matins !

Faites du sport

Vous n’avez pas de jardin ou de grands espaces pour pratiquer une activité physique ? Bonne nouvelle, en 2020, vous pouvez faire du sport de chez vous…

Mon conseil : Aménagez un temps à vous et pour vous. Peu importe le moment de la journée. Pas de distractions autour (dans la mesure du possible). Votre moment est le meilleur 😉 L’idéal est d’effectuer au moins 30 minutes d’activité physique par jour. De nombreuses salles de sport partagent leurs cours en ligne.

Voici ma Morning Routine :

  • Yoga with Adrienne : 30 Days Challenge + Energizing Morning Sequence ou Flexibility ou Deep Stretch. Il est très important d’adapter votre programme en fonction de la fatigue et la douleur du jour. Si vous vous sentez d’humeur plus téméraire, n’hésitez pas à tester d’autres exercices. Vous pouvez tester aussi les cours de Body Balance des Mills.
  • Une tasse de thé vert pour les anti-oxydants

Et la journée continue 😉 Attention cependant à ne pas se blesser, afin de pas surcharger les urgences…

Créez votre endobox du mieux vivre

A l’heure où les livraisons sont encore possibles, créez ou complétez votre endobox avec :

  • Une bouillotte, idéalement longue afin de pouvoir couvrir dos et ventre
  • Un set d’huiles essentielles pour se détendre et gérer le stress
  • Un livre d’auto-massage, afin de pouvoir détendre les zones très localisées
  • Vos anti-douleurs, que vous pouvez aller chercher en anticipation chez votre pharmacien
  • Un livre et un disque que vous adorez, afin de vous entourer d’un environnement serein
  • Un livre de mandalas à colorier pour aider à lâcher prise

Bien sûr, si ces douleurs deviennent intenables, on consulte son professionnel de santé dédié !

Attention, les anti-inflammatoires sont déconseillés durant le temps de la pandémie. Tournez-vous vers un professionnel dédié pour trouver une alternative.

Saisissez ce confinement comme une opportunité : vous avez LE TEMPS !

C’est le bon moment de se retrouver à la fois avec soi et avec les personnes qui partagent notre vie. Pour lever le pied ou commencer un activité, retrouvez mon endoplaylist #1 spéciale confinement sur Deezer !

conseils pour gérer les crises de douleur

bien être

🤸‍♀️ Sport

Je vais vous faire part aujourd’hui de la place de la pratique physique dans le soulagement de la douleur. C’est une expérience personnelle, aussi, il est possible que ça puisse convenir à des personnes et à d’autres non !

Pour ma part, j’essaie d’avoir une pratique régulière (2 à 3 fois par semaine, sans compter la marche quotidienne d’environ 20 minutes par jour – escaliers et pavés jusqu’au tramway !). J’alterne des cours « physiques » type combat ou danse (que je vais détailler plus bas) et des cours plus « soft » en fonction de mon énergie, de mon envie et bien sûr de ma fatigue.

Une pratique « douce » est recommandée, je vais donc commencer par là.

En termes de cours, je pratique donc le Yoga, le Pilates et le Body Balance.

Le Yoga

Le yoga couvre deux définitions intrinsèquement liées, la première qui est « une ancienne méthode d’obtention de l’illumination, systématisée dans le texte Yoga Sutra » et la seconde « une discipline spirituelle et corporelle issue de cette méthode et qui vise à libérer l’esprit des contraintes du corps par la maîtrise de son mouvement, de son rythme et du souffle » (Merci Larousse.fr).

C’est donc une discipline à la fois corporelle et spirituelle, qui permet de faire se rencontrer les deux, de les relier. Cette discipline comporte des postures corporelles (asanas), respiratoires (pranayama) et de relaxation (yoga nidra). Il existe différents types de yoga mais le plus simple pour savoir celui que vous pratiquez, c’est encore de demander à votre professeur !

Ceux que j’ai pratiqué le plus sont le Hatha Yoga (le plus connu et le plus courant,c’est un yoga dynamique, comprenant un enchaînement des postures avec une tenue plus longue et un travail sur différentes respirations, avec une partie de méditation) et le Vinyasa (pratique plus dynamique de yoga, avec des enchaînements réguliers de postures, rythmés par la respiration). Il me permet de travailler souffle et respiration et de me détendre de cette façon tout en travaillant l’ensemble de mes muscles, car, oui, dans un bon cours de yoga vinyasa, on sue ! Trouver le « bon » prof est aussi très important, car il va t’emmener là on tu ne penses pas aller, ce qui va aussi renforcer ta confiance en soi !

Si vous souhaitez approfondir, le « Yoga pour les Nuls » est un bon ouvrage de démarrage !

La méthode Pilates

La méthode Pilates est une méthode d’entraînement qui renforce, muscle, assouplit, détend… bref tout ça à la fois !  (oui, oui). Elle comporte plusieurs exercices de posture, de renforcement de la sangle abdominale et de souplesse.

Elle permet à la fois de muscler en profondeur, de soulager les douleurs dorsales, d’améliorer votre posture au quotidien, d’éviter le stress… bref, que des avantages 🙂Personnellement, j’ai noté un vrai soulagement dans les douleurs pelviennes et dorsales, en plus de me muscler vraiment.

Le Bodybalance

C’est un cours des Mills mixant Yoga, Tai Chi et Pilates. Vous travaillez votre coordination entre exercices corporels et respiration. Je suis assez accro à ce cours parce qu’il fait travailler les muscles profonds, renforce et permet également de vous étirer et de vous détendre. Bref, c’est un cours très complet !

Ces trois pratiques me permettent de gérer mon stress et ma fatigue – même fatiguée, un bon cours peut me remettre d’aplomb ! Il faut simplement connaître ses limites pour ne pas finir le cours complètement épuisée. Elle me permettent aussi de renforcer mes muscles abdominaux et de détendre tout le bas-ventre – digestion facilitée et douleurs diminuées !

Je pratique aussi un sport qui me permet de me défouler – le BodyCombat, le Sh’bam (en fonction de mes envies !). Ces pratiques sont assez physiques et font partie du programme Les Mills (Cours collectifs de fitness dont les chorégraphies changent régulièrement et partout dans le monde !).

Le Bodycombat

C’est un cours qui s’inspire des arts martiaux sans se toucher. Vous enchaînez donc les chorégraphies d’arts martiaux avec une haute intensité. C’est excellent pour le cardio et le lâcher prise !

Le Sh’bam

C’est un cours de danse qui s’inspire de tout type de danse existant. Aucune expérience de danse n’est nécessaire, il suffit de suivre le rythme et le coach ! C’est un bon exercice pour le lâcher prise, la confiance en soi et avec un vrai effet anti-stress !

Et vous, quelles sont vos pratiques sportives ? Est-ce un vrai soulagement dans vos douleurs ?