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Portraits de femmes

Claire Buret et Julie Goudreault

Présentation

endo.ed équipe

Claire Buret et Julie Goudreault se rencontrent au travail et veulent construire un projet ensemble afin d’exprimer leur créativité et avoir un impact concret durable dans la vie des endogirls. 

Elles partagent toutes deux le goût des autres, des rencontres et l’impact positif qu’elles peuvent avoir au sein de leur communauté. Surtout, elles ont en commun les mêmes questionnements sur le fait d’être une femme aujourd’hui.

L’endométriose questionne de nombreuses problématiques féminines, c’est pourquoi le sujet s’est imposé à elles plutôt naturellement. 

Claire vit avec la maladie depuis 2011. Suite à des douleurs intenses et à une grande fatigue, le diagnostic tombe en 2014. En 2015, elle se fait opérer et est placée sous pilule continue, lui permettant de « reprendre une vie normale sans douleur ».

En 2019, les douleurs reviennent et Claire décide de reprendre sa santé en main : changement de travail et début d’un suivi avec des spécialistes (naturopathe, acupuncteur et ostéopathe), complété par une pratique du yoga et une thérapie sur le féminin blessé. (Vous pouvez retrouver ce sujet dans le premier Portait de Femme avec Minako).

Cette prise de conscience de l’importance du soin et du rapport à soi a été salvatrice et lui a aussi permis de tomber enceinte naturellement. Pour les endogirls, ne perdez pas courage ! Vous pouvez retrouver son parcours complet dans l’épisode 0 – La Promesse

Julie, quant à elle, avait entendu parler de la maladie mais de façon très vague. En rencontrant Claire, elle se documente sur le sujet et se retrouve confrontée à un manque réel de documentation au Québec. Elle s’implique en offrant son écoute, sa bienveillance et en partageant de l’information sur les nombreux sujets relatifs à la maladie : la contribution de la médecine alternative, l’état de la recherche, le rôle des hommes et bien d’autres sujets de société encore.  

Elle insiste sur l’importance d’apprendre à cultiver la relation avec soi-même, grâce à une compréhension de soi et une grande écoute de son corps et ses émotions. Sans cela, nous pouvons passer notre vie en “combat” avec nous-même. 

L’endométriose au Québec : prise en charge, diagnostic et accompagnement

L’endométriose est peu médiatisée au Québec même s’il existe un tissu associatif qui tend à se renforcer d’année en année. 

Les patientes sont souvent dépourvues face à un système médical très différent de celui de la France : 

  • La prise en charge : Tout commence par un rendez-vous avec un médecin de famille. C’est obligatoire mais très long. C’est lui qui pourra ensuite orienter vers un gynécologue qualifié. Une fois que la patiente est entre les mains d’un gynécologue (idéalement bien identifié), on demande souvent si elle souhaite avoir des enfants. Si la réponse est oui, elle pourrait être diagnostiquée et prise en charge plus rapidement. Si la réponse est non, le diagnostic sera plus long et on lui recommandera généralement la prise de la pilule. Évidemment, on peut aller directement dans le privé pour que ce soit plus rapide mais c’est bien entendu beaucoup plus cher et les frais sont en partie à la charge de la patiente.
  • Le diagnostic : L’IRM ou l’échographie pelvienne ne sont pas systématiques car les professionnels de la santé estiment que c’est peu fiable et très onéreux. Ils préconisent plutôt une laparoscopie. 
  • L’accompagnement : Il n’y pas d’accompagnement spécifique mais les médecines alternatives sont bien plus popularisées qu’en France. Les organisations sont aussi plus ouvertes au télé-travail ou à l’aménagement d’horaires ce qui peut permettre plus facilement d’adapter son travail à sa condition physique. 

En conclusion, un profond travail de sensibilisation reste à faire, notamment auprès des jeunes femmes en milieu scolaire ou des professionnels de la santé. Plusieurs travaux de recherche sont également en cours pour améliorer la qualité de la prise en charge. Ces différents points sont abordés dans l’épisode 11 avec Dre Sarah Maheux-Lacroix – gynécologue-obstétricienne.

L’endométriose est beaucoup moins connue au Québec qu’en France car : 

  • Aucune personnalité médiatique ne porte la cause ; 
  • Les associations francophones n’ont commencé à se structurer qu’à partir de 2015 ; 
  • Il y a une grande diversité culturelle où les douleurs liées aux règles sont taboues. 

Cependant, notamment grâce au travail formidable de Endométriose Québec, des outils sont offerts aux patientes : listes de spécialistes, groupe de soutien, organisation d’événements de sensibilisation comme l’endomarche et d’éducation comme les rendez-vous Endozen

Endo.Ed, le podcast d’informations positives sur l’endométriose

Endo. Ed, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre. Une rencontre entre deux femmes, deux cultures et deux énergies : Julie, une québécoise de 36 ans et Claire, une française de 33 ans installée depuis 2017 à Montréal. 

Quand l’endométriose reprend le dessus dans la vie de Claire en janvier 2019, le thème s’impose à elles : lancer le premier podcast francophone pour s’informer et mieux vivre avec l’endométriose.

Peu d’informations sur le sujet existent alors en français au Québec et elles souhaitent donner la parole à des spécialistes et à des femmes partageant leur parcours, leur force, leur résilience afin de donner espoir à la communauté. 

Le choix du podcast s’est rapidement imposé car il permet de créer  une intimité, avec l’invité mais aussi avec les auditeurs et auditrices. Ce format laisse plus de place au dévoilement et permet des témoignages forts et sans filtre. 

Endo. Ed est le reflet du chemin positif de deux femmes fortes et courageuses, avec un intérêt premier pour l’humain. Leurs sujets et le choix des invités se place toujours dans un souci de transmission d’une information, d’un cheminement, de batailles aussi, de petites et grandes victoires, avec une positivité sans faille.

Endo. Ed est un podcast qui vit, même après l’écoute. Il permet de délier les langues, de partager les expériences et même de provoquer des actions pour changer nos vies de façon positive. 

Les expériences de femmes avec Endo.ed : vous n’êtes pas seules !

Les femmes intervenant dans Endo.Ed se ressemblent parce qu’elles partagent toutes une résilience, une force, un optimisme… un état d’esprit qui force l’admiration. Elles ont repris le pouvoir de leur santé et ont cheminé pour trouver aujourd’hui un certain équilibre qui leur convient… à elles.

Même si leur parcours avec l’endométriose semble similaire (errance médicale, handicap, traumatismes et solitude parfois), elles n’ont pas toutes eu le même cheminement avec les mêmes solutions. Ce podcast permet de donner la parole à cette diversité, sans jugement et tabou, pour que chaque auditeur et auditrice puisse ressentir ce qui fait écho en lui, que ce soit dans les médecines traditionnelle ou alternative. 

Témoignage

J’ai connu Endo.Ed en recherchant des ressources, des témoignages de femmes atteintes de la maladie (Bravo pour votre référencement :D). J’ai été touchée par la positivité de toutes les intervenantes et ce, à chaque épisode ! Chaque podcast est à la fois universel et singulier, chacune peut se l’approprier en fonction de son histoire.

Grâce à Endo.Ed, j’ai découvert de nouvelles approches, de nouvelles solutions et surtout, des femmes qui en veulent et qui ne se laissent pas abattre par la maladie !

Elles ont appris à vivre “avec”, et non pas “contre”, ce qui me paraît un premier principe indispensable pour arriver à mieux vivre avec l’endométriose.

Il me paraissait indispensable de partager ce magnifique projet, encore et toujours dans cette perspective de mieux vivre sa maladie.

Le témoignage de Claire est aussi une expérience à partager, car il est très optimiste ! Ce qui m’a notamment marquée, et que j’essaie aussi de transmettre avec ce blog, c’est qu’il ne faut pas abandonner ses projets à cause de la maladie, bien au contraire ! Il faut pouvoir en faire une force afin de nous faire avancer et de mettre en œuvre nos rêves.  

Celui de Julie permet aussi de savoir qu’il est possible de nous faire comprendre ! Avec de l’information, de l’intérêt et de la recherche, vous pouvez faire comprendre à vos proches cette maladie complexe à la fois pour les patientes et le corps médical.

La question de la prise en charge globale est également intéressante car elle nous permet de voir les pratiques médicales qui diffèrent en fonction des pays, notamment sur le diagnostic ou la connaissance de la maladie.

Leurs conseils

Au diagnostic

  • Apprenez à vous connaître, à savoir ce qui vous fait du bien À VOUS. Ce sera la clé pour trouver l’équilibre qui vous correspond. 
  • N’hésitez pas à en parler autour de vous. En partageant votre histoire vous pourrez avoir le soutien, les conseils, les contacts qui vous permettront d’avancer sur votre propre chemin de guérison. 

Au quotidien

Après une année intense, Endo.Ed prend un repos bien mérité pour nous revenir plus en forme que jamais ! Vous pouvez les retrouver sur les réseaux Instagram et Facebook

Vous pouvez bien entendu les contacter pour partager vos découvertes ou vos suggestions pour le projet ! 

Portraits de femmes

Minako Komatsu

Présentation

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Minako Komatsu est professeure certifiée de Hatha Yoga et fondatrice du Kunda-Yoga.

Depuis 2009, elle enseigne le yoga et la méditation.

En 2013, elle fonde le Kunda-Yoga, une pratique qui fusionne la sagesse millénaire du yoga indien et les traditions venues d’Asie du Sud Est, en particulier le taoïsme et son origine, la signature japonaise. L’axe de Kunda-Yoga se porte sur la polarité yin et yang qui se manifeste dans notre vie sur des thématiques telles que : 

  • L’entente entre l’ombre et la lumière
  • La corrélation entre un être et un vécu
  • Le lien entre parcours de vie et parcours céleste

Sa pratique dynamise l’énergie vitale et nous éveille à la sexualité sacrée.

Ses ateliers ont été présentés dans Santé Magazine sur France 5, Magazine de la Santé, Radio Médecine Douce, Yoga Magazine, Cheek Magazine etc…

Le Kunda-Yoga

Le fondement du Kunda-Yoga se base sur une attention toute particulière du bassin, permettant d’aider à se reconnecter à notre nature profonde, le bassin lui-même.

Le Kunda-Yoga permet d’accompagner tout à la fois la féminité, la sexualité et le déséquilibre des dérèglements hormonaux.

Minako a pratiqué et enseigné le Hatha Yoga pendant longtemps mais le Kunda-Yoga est parti de deux fondements principaux :

  • Son questionnement sur sa sexualité
  • Ses moments de méditation, selon l’enseignement reçu de Hatha Yoga préconisant la concentration autour du 3ème œil. Ces instants de méditation sont de vrais moments de joie profonde et contemplation

Ces moments de méditation lui permettaient de vivre ces instants de béatitude mais, parallèlement, elle a commencé éprouver une sorte d’hypersensibilité à un environnement « agressif », comme les transports ou la foule.

Il existait un vrai décalage entre ses ressentis de joie lors de la méditation et le vécu du quotidien. C’est à ce moment qu’elle se rend compte qu’il lui manque « l’ancrage » dans la terre.

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Des rendez-vous avec une sage-femme, aussi ostéopathe, lui ont permis une vraie reconnexion avec ses émotions, tout en continuant le Hatha Yoga, avec une écoute attentive du corps et une attention spécifique sur le bassin, qui demandait du mouvement. Ces mouvements, associés à des respirations et des visualisations, lui permettaient de se connecter à son bassin et de renforcer son ancrage.

De là est né le Kunda-Yoga !

La régulation de la douleur et les ateliers dédiés à l’endométriose

En 2006, son diagnostic d’adénomyose tombe, mais Minako réussit, dans un premier temps, à réguler ses douleurs grâce à :

  • Une pratique régulière du yoga et de la méditation,
  • Un changement de son alimentation (végétarisme et végétalisme),
  • L’arrêt de la cigarette et café

Cependant, ses douleurs se réveillent quelques années plus tard, au retour des règles et à l’arrêt de l’allaitement après son accouchement.

Son hygiène de vie n’ayant pas changé, elle a cherché à comprendre pourquoi ces douleurs étaient revenues.

L’ouvrage de Lise BOURBEAU, « Ecoute ton corps », sur le lien entre l’état psychologique et les symptômes des maladies a été un premier prisme dans la compréhension de cette douleur.

Elle a donc, tout naturellement, commencé à entrer en contact avec son utérus. Elle est passée d’une simple attention et conscience de lui à un vrai temps quotidien à lui parler.

Quelques temps après, des émotions et des souvenirs douloureux ont commencé à émerger et provoqué en elle une profonde tristesse.

Son utérus ressentait beaucoup de violence sans explication et sans compréhension au moment de l’accouchement. Il était temps de le rencontrer pour comprendre et écouter.

Quelques mois plus tard, après avoir communiqué avec son utérus presque tous les jours, les tensions se sont apaisées, et les douleurs se sont arrêtées. C’était il y a maintenant 8 ans.

En 2016, elle se reconnaît dans les récits de femmes parlant de l’endométriose et de leur douleur.

Elle décide de partager son expérience et d’apporter une solution à ces femmes, par le biais de ces ateliers qu’elle propose depuis 3 ans.

Témoignage

J’ai connu Minako par le biais de ses ateliers.

Cet atelier fut un vrai cadeau que j’ai pu me faire à moi-même : en effet, j’ai pu me retrouver en tête en tête avec moi-même, mon expérience de la maladie, mais aussi mes douleurs et mes interrogations.

Le fait de partager ce moment avec d’autres est aussi un vrai plaisir ! Nous nous sentons moins seule dans l’appréhension de la maladie, de la douleur et des émotions.

Nous apprenons aussi des postures nous permettant de soulager réellement la douleur au quotidien et ça améliore nettement la qualité de vie.

Vous trouverez à la fin de l’article le livret de Minako des 5 postures pour soulager la douleur !

Vous pouvez aussi retrouver en détail sur Cheek Magazine un reportage sur ses ateliers !

Ses conseils

  • Essayer de comprendre le message lié à son endométriose car elle est spécifique à chaque femme, et tenter d’entrer en introspection avec sa vie personnelle et psychique pour commencer à trouver des réponses
  •  Avoir un sommeil qualitatif : il doit être suffisant et de qualité, sinon les systèmes nerveux et hormonal peuvent être bouleversés
  • Gérer son stress : adopter une séance de relaxation quotidienne, en complément d’un vrai aménagement de son agenda de travail, et en consacrant du temps aux choses qui font sens pour soi
  • Adapter son alimentation : il est nécessaire faire un point et de penser ce changement avec PLAISIR

Chacune doit trouver le mode alimentaire qui lui convient, tout en essayant de faire parfois sans viande, sans produits laitiers et/ou sans gluten qui favorisent un terrain inflammatoire.

  • Diminuer les excitants : limitez le café et du thé par jour maximum. Le reste de la journée, c’est infusions !
  • Peu de sucre : il refroidit le corps et perturbe la circulation sanguine
  • Beaucoup d’aliments antioxydants (mettez des couleurs dans votre assiette !) et complémentation en oméga 3
  • Le soir, c’est repas léger et cuit  !
  • Pratiquer une activité physique – le yoga est idéal ! Il permet :
  • Une respiration abdominale optimale : elle masse les organes, oxygène les cellules et limite donc l’inflammation
  • Une vraie régulation du système nerveux
  • Un réel travail du périnée

Retrouvez Minako sur https://kunda-yoga.com et aussi sur Cheek Magazine pour plus d’informations sur les ateliers dédiés à l’endométriose !

Téléchargez maintenant votre livret « L’endométriose 5 postures de yoga pour soulager vos règles douloureuses »  https://www.laquetedufeminin.com/cadeau-endo-1/

Référence : BOURBEAU Lise, Écoute ton corps, ton plus grand ami sur la Terre, ETC, 255 pages.

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4 conseils pour gérer les crises de douleurs d’endométriose en plein confinement

Tout le monde nous le dit, restez chez vous ! Il en est de la responsabilité individuelle et collective pour endiguer le virus. Mais pour autant la vie ne s’arrête pas, loin de là…

Rappelons-le, il existe 20 millions de Français souffrant de maladies chroniques.  Et plus d’1 million de femmes souffrent d’endométriose ! Tout autant de personnes devant gérer leur propre maladie, le confinement, le télé-travail, peut-être aussi les enfants…

Alors, en ces temps troublés, je vous apporte quelques conseils pour gérer vos crises de douleur d’endométriose.

Gérez votre stress

Dans l’endométriose, le stress joue énormément sur la douleur. Au regard du contexte actuel, il est important de savoir le gérer. Une pratique quotidienne vous aidera à vivre davantage sereinement vos crises de douleur d’endométriose 😊

Voici quelques petits liens pour vous aider au quotidien :

  • Yoga with Adrienne : je suis son « 30 Days Challenge » de yoga depuis le confinement. Ajouté à d’autres exercices, ils sont parfaits ! De plus, vous avez des thématiques afin de répondre à vos objectifs précis. Par exemple, Meditation for Anxiety ou bien Yoga for Chronic Pain.
  • Méditer avec Christophe André : Christophe André est un ancien psychiatre de l’Hôpital Ste Anne à Paris. Il est connu pour sa pratique de la méditation en pleine conscience.Voici quelques exercices de méditation à pratiquer chaque jour.

Mangez sain

« Que ton alimentation soit ta seule médecine » disait Hippocrate. Manger des fruits et des légumes frais stimule l’immunité et certains freinent même l’inflammation. Idéal pour prévenir les crises… Il est encore possible de s’en procurer alors n’hésitez pas !

Favorisez les champignons (surtout la morille ou la pleurote), les choux-fleurs et les légumes colorés comme les carottes, les épinards ou les betteraves. Ils sont tous de saison et anti-inflammatoires.

Pour les protéines, c’est la saison des maquereaux et des sardines. Ils sont parfaits car ils sont riches en oméga 3 et également anti-inflammatoires.

Et, au besoin, complétez avec un comprimé de vitamine C naturelle (acérola) ou de la gelée royale tous les matins !

Faites du sport

Vous n’avez pas de jardin ou de grands espaces pour pratiquer une activité physique ? Bonne nouvelle, en 2020, vous pouvez faire du sport de chez vous…

Mon conseil : Aménagez un temps à vous et pour vous. Peu importe le moment de la journée. Pas de distractions autour (dans la mesure du possible). Votre moment est le meilleur 😉 L’idéal est d’effectuer au moins 30 minutes d’activité physique par jour. De nombreuses salles de sport partagent leurs cours en ligne.

Voici ma Morning Routine :

  • Yoga with Adrienne : 30 Days Challenge + Energizing Morning Sequence ou Flexibility ou Deep Stretch. Il est très important d’adapter votre programme en fonction de la fatigue et la douleur du jour. Si vous vous sentez d’humeur plus téméraire, n’hésitez pas à tester d’autres exercices. Vous pouvez tester aussi les cours de Body Balance des Mills.
  • Une tasse de thé vert pour les anti-oxydants

Et la journée continue 😉 Attention cependant à ne pas se blesser, afin de pas surcharger les urgences…

Créez votre endobox du mieux vivre

A l’heure où les livraisons sont encore possibles, créez ou complétez votre endobox avec :

  • Une bouillotte, idéalement longue afin de pouvoir couvrir dos et ventre
  • Un set d’huiles essentielles pour se détendre et gérer le stress
  • Un livre d’auto-massage, afin de pouvoir détendre les zones très localisées
  • Vos anti-douleurs, que vous pouvez aller chercher en anticipation chez votre pharmacien
  • Un livre et un disque que vous adorez, afin de vous entourer d’un environnement serein
  • Un livre de mandalas à colorier pour aider à lâcher prise

Bien sûr, si ces douleurs deviennent intenables, on consulte son professionnel de santé dédié !

Attention, les anti-inflammatoires sont déconseillés durant le temps de la pandémie. Tournez-vous vers un professionnel dédié pour trouver une alternative.

Saisissez ce confinement comme une opportunité : vous avez LE TEMPS !

C’est le bon moment de se retrouver à la fois avec soi et avec les personnes qui partagent notre vie. Pour lever le pied ou commencer un activité, retrouvez mon endoplaylist #1 spéciale confinement sur Deezer !

conseils pour gérer les crises de douleur

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🤸‍♀️ Sport

Je vais vous faire part aujourd’hui de la place de la pratique physique dans le soulagement de la douleur. C’est une expérience personnelle, aussi, il est possible que ça puisse convenir à des personnes et à d’autres non !

Pour ma part, j’essaie d’avoir une pratique régulière (2 à 3 fois par semaine, sans compter la marche quotidienne d’environ 20 minutes par jour – escaliers et pavés jusqu’au tramway !). J’alterne des cours « physiques » type combat ou danse (que je vais détailler plus bas) et des cours plus « soft » en fonction de mon énergie, de mon envie et bien sûr de ma fatigue.

Une pratique « douce » est recommandée, je vais donc commencer par là.

En termes de cours, je pratique donc le Yoga, le Pilates et le Body Balance.

Le Yoga

Le yoga couvre deux définitions intrinsèquement liées, la première qui est « une ancienne méthode d’obtention de l’illumination, systématisée dans le texte Yoga Sutra » et la seconde « une discipline spirituelle et corporelle issue de cette méthode et qui vise à libérer l’esprit des contraintes du corps par la maîtrise de son mouvement, de son rythme et du souffle » (Merci Larousse.fr).

C’est donc une discipline à la fois corporelle et spirituelle, qui permet de faire se rencontrer les deux, de les relier. Cette discipline comporte des postures corporelles (asanas), respiratoires (pranayama) et de relaxation (yoga nidra). Il existe différents types de yoga mais le plus simple pour savoir celui que vous pratiquez, c’est encore de demander à votre professeur !

Ceux que j’ai pratiqué le plus sont le Hatha Yoga (le plus connu et le plus courant,c’est un yoga dynamique, comprenant un enchaînement des postures avec une tenue plus longue et un travail sur différentes respirations, avec une partie de méditation) et le Vinyasa (pratique plus dynamique de yoga, avec des enchaînements réguliers de postures, rythmés par la respiration). Il me permet de travailler souffle et respiration et de me détendre de cette façon tout en travaillant l’ensemble de mes muscles, car, oui, dans un bon cours de yoga vinyasa, on sue ! Trouver le « bon » prof est aussi très important, car il va t’emmener là on tu ne penses pas aller, ce qui va aussi renforcer ta confiance en soi !

Si vous souhaitez approfondir, le « Yoga pour les Nuls » est un bon ouvrage de démarrage !

La méthode Pilates

La méthode Pilates est une méthode d’entraînement qui renforce, muscle, assouplit, détend… bref tout ça à la fois !  (oui, oui). Elle comporte plusieurs exercices de posture, de renforcement de la sangle abdominale et de souplesse.

Elle permet à la fois de muscler en profondeur, de soulager les douleurs dorsales, d’améliorer votre posture au quotidien, d’éviter le stress… bref, que des avantages 🙂Personnellement, j’ai noté un vrai soulagement dans les douleurs pelviennes et dorsales, en plus de me muscler vraiment.

Le Bodybalance

C’est un cours des Mills mixant Yoga, Tai Chi et Pilates. Vous travaillez votre coordination entre exercices corporels et respiration. Je suis assez accro à ce cours parce qu’il fait travailler les muscles profonds, renforce et permet également de vous étirer et de vous détendre. Bref, c’est un cours très complet !

Ces trois pratiques me permettent de gérer mon stress et ma fatigue – même fatiguée, un bon cours peut me remettre d’aplomb ! Il faut simplement connaître ses limites pour ne pas finir le cours complètement épuisée. Elle me permettent aussi de renforcer mes muscles abdominaux et de détendre tout le bas-ventre – digestion facilitée et douleurs diminuées !

Je pratique aussi un sport qui me permet de me défouler – le BodyCombat, le Sh’bam (en fonction de mes envies !). Ces pratiques sont assez physiques et font partie du programme Les Mills (Cours collectifs de fitness dont les chorégraphies changent régulièrement et partout dans le monde !).

Le Bodycombat

C’est un cours qui s’inspire des arts martiaux sans se toucher. Vous enchaînez donc les chorégraphies d’arts martiaux avec une haute intensité. C’est excellent pour le cardio et le lâcher prise !

Le Sh’bam

C’est un cours de danse qui s’inspire de tout type de danse existant. Aucune expérience de danse n’est nécessaire, il suffit de suivre le rythme et le coach ! C’est un bon exercice pour le lâcher prise, la confiance en soi et avec un vrai effet anti-stress !

Et vous, quelles sont vos pratiques sportives ? Est-ce un vrai soulagement dans vos douleurs ?

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👩‍🔬 Médecines alternatives de complément

Un petit article sur les médecines de complément car elle me sont indispensables pour bien vivre au quotidien ! Comme son nom l’indique, elles sont bien entendu complémentaires de votre traitement allopathique.

PHYTOTHÉRAPIE

C’est une médecine ancestrale basée uniquement sur les plantes et leurs principes actifs (« substance qui possède des effets thérapeutiques »), principes dont découlent leurs effets thérapeutiques.

Il existe une centaine de plantes répertoriées à ce jour contenant ces principes actifs.

Le phytothérapeute va essayer de comprendre le « terrain » du patient, c’est-à-dire d’évaluer les paramètres qui ont pu amener à l’affection et peut prescrire des plantes sous différentes formes : préparations liquides ou « teinture mère », infusions, gélules…

Me concernant, elle fonctionne très bien sur les effets secondaires induits par mon traitement hormonal soit augmentation de l’appétit et bouffées de chaleur.

Il est impératif de consulter un phytothérapeute pour qu’il puisque vous prescrire le meilleur traitement correspondant à votre terrain et vos symptômes. 

🤓 Vu sur Allo Docteurs : les effets des dix plantes à avoir chez soi !

  • L’aubépine est apaisante
  • La bardane purifie la peau
  • Le boldo & le chardon marie protège le foie
  • Le frêne protège de l’arthrose
  • L’hamamélis améliore la circulation veineuse des jambes
  • La mélisse améliore la digestion
  • L’ortie est reminéralisante
  • La passiflore améliore le sommeil
  • La piloselle est décongestionnante
  • La reine-des-prés soulage les douleurs articulaires

OSTÉOPATHIE

L’ostéopathie est une thérapie d’observation et de manipulation corporelle prenant en compte la globalité de l’être humain comme une entité pleine et entière : les différentes parties du corps et les différents organes sont intrinsèquement liés. Une affection peut toucher une partie du corps (par exemple le mal de dos) mais la manipulation peut se passer à un autre niveau (par exemple le ventre). En effet, ces deux parties sont liées et une manipulation au niveau du ventre peut soulager le douleur du dos. Dans le cas de l’endométriose, une manipulation abdominale peut soulager les points de douleur liés à l’inflammation et détendre des adhérences dues aux cicatrices internes. Personnellement, mes séances me soulagent toujours beaucoup, notamment au niveau abdominal, dorsal et au niveau de ma cicatrice de drain.

La séance peut s’organiser comme suit :

1. L’état des lieux Un premier état des lieux est fait avec le thérapeute en fonction des douleurs et de leur intensité par rapport à la séance précédente. Un point est également fait sur l’apparition de nouvelles douleurs (si existantes). Un point global sur « comment ça va la vie ? » peut aussi être fait.

2. La manipulation corporelle En fonction de l’état des lieux, l’ostéopathe observe votre posture, votre démarche avant de procéder à des corrections par une palpation fine et précise. Ensuite, il s’occupe des douleurs plus spécifiques en fonction des points sensibles (ventre, dos mais aussi ovaires ou utérus dans le cas de l’endométriose). Il peut également faire des palpations internes pour détendre les tissus qui souffrent d’adhérences.

SOPHROLOGIE

La sophrologie est une discipline de développement personnel permettant la gestion des émotions et du stress. Elle permet d’apprendre la gestion d’émotions fortes ou de situations stressantes par le biais d’exercices personnalisés.

La séance peut comporter 2 temps :

1. La parole

Ce temps permet de faire le point sur ce qu’il se passe en ce moment dans votre vie, ce qui pourrait être une source de joie et de bonheur mais aussi d’inquiétude ou d’angoisse, bref ce qui pourrait aussi influer sur vos douleurs… Il est aussi question des points à travailler sur soi afin d’avancer plus sereinement dans la vie 😊

2. Les exercices

En fonction des émotions que vous devez gérer, le sophrologue vous proposera de petits exercices pratiques que vous pourrez reproduire chez vous ! S’en suit « THE » exercice de sophrologie, durant lequel le praticien vous propose des visualisations et des projections afin de vous mener vers un état de détente profond.

Les émotions fortes en général et le stress en particulier jouent beaucoup sur l’intensité des douleurs, c’est pourquoi il est important de savoir les gérer pour se sentir mieux 🙂

Bref, vous l’aurez compris, plusieurs solutions de complément s’offrent à vous pour apprivoiser les effets secondaires !

Et vous, quelles solutions de complément avez-vous trouvé pour vous soulager ?

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Les bienfaits du thé vert sur l’endométriose

Le thé vert est une boisson millénaire aux nombreuses vertus. Elle est aussi la 2ème boisson la plus bue dans le monde après l’eau ! Le thé vert a été découvert en Chine il y a plus de 5000 ans. Il fait partie de la famille des Camélias, le Camellia Sinensis. Différents thés sont issus de cette espèce : thé vert, thé noir, thé blanc ou thé jaune… La principale différence entre les thés réside dans leur fermentation. Les bienfaits du thé vert sur l’endométriose sont également nombreux : découvrons-les !

Un pur concentré de vitamines

La principale incidence de l’endométriose est la fatigue : elle entraîne à la fois une fatigue corporelle (due à la douleur) mais aussi une fatigue psychique. Les bienfaits du thé vert peuvent aider à lutter contre cette fatigue : en effet, il ne contient pas moins de 6 vitamines !

  • La vitamine A facilite le renouvellement cellulaire et préserve la peau et les muqueuses. Elle contribue également au bon fonctionnement de l’immunité.
  • La vitamine B améliore également le système immunitaire. Elle aide aussi à combattre le stress, indispensable dans notre cas donc 😉
  • La vitamine C donne un vrai coup de boost, et améliore la cicatrisation des plaies.
  • La vitamine E a une action anti-inflammatoire.
  • La vitamine K permet une régulation du transit et améliore la cicatrisation.
  • La vitamine P renforce l’action de la vitamine C et permet de freiner des saignements prolongés.

Un puissant anti-oxydant et anti-inflammatoire

Le thé vert contient de nombreux flavonoïdes, nutriments au fort pouvoir anti-oxydant et anti-inflammatoire. Parmi ces flavonoïdes, la catéchine est la molécule la plus présente, dont la plus active est l’EGCG (Epigallocatéchine gallate). Cette molécule calme les inflammations et permettrait d’inhiber certains gènes en lien avec le processus inflammatoire. Elle prévient l’apparition des radicaux libres et régule ainsi le stress oxydatif. Selon l’INSERM, certaines femmes atteintes d’endométriose profonde présenteraient un stress oxydatif important (le stress oxydatif correspond à une accumulation de radicaux libres dans les cellules). La théanine (un acide aminé) augmente la dopamine et la sérotonine, plus connues sous le nom d’« hormones du bonheur ». Si vous ne savez pas par où commencer, le thé vert Matcha est idéal puisque c’est le thé vert le plus concentré en antioxydants et en EGCG qu’un thé vert classique. 😉

Les bienfaits du thé vert sur l’endométriose sont donc nombreux et permettent de réguler l’inflammation, réduire la douleur et participent ainsi au bien-être des femmes. Il est à consommer sans sucre (afin d’éviter l’inflammation) 😉 Pour découvrir les thés adaptés à votre moment de la journée, n’hésitez pas à vous procurer ce petit bijou de livre « Thé vert », de Sophie MACHETEAU 😊

thé vert et endométriose

alimentation

L’alimentation anti-inflammatoire

L’inflammation provoquée par l’endométriose ainsi que les douleurs qui en découlent (et notamment au niveau du système digestif) peut être contrebalancée en modifiant et en adaptant son régime alimentaire. Adapter votre alimentation reste bien entendu un complément à votre traitement allopathique, qui vous permettra peut-être de soulager certaines douleurs. La nature offre de nombreux aliments naturellement anti inflammatoires et protecteurs. C’est pourquoi je vous partage aujourd’hui quelques bases qui vous changeront la vie (oui, oui ! ) :

  • Baser son alimentation sur des produits « bruts », et non pas transformés ou ultra transformés comme l’explique bien TagMyFood. Il s’agit tout simplement de produits de « base », comme les fruits et les légumes à leur état naturel (et non, les jus ne comptent pas, ils sont déjà transformés !), les céréales complètes type riz et pâtes (oui, complètes car elles contiennent plus de fibres, facilitent la digestion et ont un pouvoir de satiété beaucoup plus important que les céréales raffinées ! C’est aussi une bonne complémentation en vitamine B et minéraux.), les légumineuses type lentilles et pois chiches (oui, oui vos amies pour la vie car riches en fibres, elles facilitent aussi le transit et ont aussi un grand pouvoir de satiété ainsi qu’un index glycémiques bas !). Les fruits et légumes sont à consommer de préférence frais ou congelés car ils ne perdent pas leurs valeurs nutritives. Les aliments en conserve sont à réserver pour les soirs de galère car, même bruts, ils baignent dans une eau au préalable sucrée… A rincer donc 🙂 Et bien sûr, dans la mesure du possible, des aliments locaux et biologiques car ils contiennent moins de pesticides et de perturbateurs endocriniens…
  • Faire la cuisine ! C’est bien entendu corréler à ce que je viens de dire ci-dessus, mais c’est important de rappeler que votre cuisine sera toujours meilleure que celle que vous propose les industriels ! Il existe quelques livres de recettes très simples qui vous changeront la vie (et la cuisine).
  • Limiter le sucre, le café et l’alcool de façon générale, car ils augmentent l’inflammation et la douleur. Pour le sucre, vous pouvez compenser avec le sucre naturel des fruits, 3 par jour maximum.

C’est tout, me direz-vous ? Si vous respectez ces bases-là, vous avez fait les 3/4 du chemin !

Voici une petite liste non exhaustive d’aliments anti inflammatoires que vous pourrez intégrer à vos repas :

Tomates / Champignons / Légumes à feuilles vertes / Légumineuses en général / Ail, oignons / Epices type curcuma/ Fruits rouges / Thé vert / Poissons gras type thon, sardines , maquereaux, dorade / Oeufs biologiques / Huiles végétales type olive, colza ou noix….

Et pour information, sachez que les glucides raffinées (non complètes donc), toutes les fritures, les boissons sucrées, la viande rouge sont des aliments favorisant l’inflammation et que j’ai pu moi-même noter dans l’apparition de douleurs et/ou de fatigue lors de la digestion…

Vous remarquerez que votre organisme acceptera plus ou moins bien certains aliments, pas de panique ! Chacun a ses tolérances, c’est pourquoi je vous invite à faire un petit carnet avec un calendrier et à noter vos repas (et pouvoir les associer à du bien être mais aussi peut-être à des douleurs) afin de pouvoir les adapter au mieux à vous-même ! C’est ce que j’ai pu faire pendant plusieurs mois, ce qui me permet aujourd’hui d’adapter mon régime alimentaire 🤓

Enfin, pour conclure, gardez toujours à l’esprit ceci quand vous faites vos courses : si votre grand-mère n’est pas en mesure de reconnaître le produit ou l’un de ses composants, c’est qu’il est transformé ou ultra-transformé ! Vous pouvez donc passer votre chemin !

Cet article est un premier degré d’information mais ne remplace aucunement une consultation chez un.e nutritionniste agréé.e ! N’hésitez pas à vous tourner vers des professionnels dédiés 🙃

Et vous, quelles sont vos pratiques en termes d’alimentation ? Avez-vous des aliments fétiches qui vous soulagent ? Avez-vous déjà consulté un.e nutritionniste spécialisé.e ?