L’endométriose

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique touchant plus d’1 femme sur 10 en  France. Il s’agit d’une migration anormale de cellules similaires à celles de l’endomètre hors de la cavité utérine. Ces cellules peuvent se développer dans les muscles de l’utérus (adénomyose). Il est possible d’en retrouver dans les ovaires, sous la forme de kystes ovariens (ou endométriomes). Il peut aussi se développer au niveau de l’estomac et du péritoine, du rectum, des poumons, et parfois même du cerveau. Il existe 3 types d’endométriose, en fonction  de l’emplacement de la maladie.

Connaître les 3 formes de l’endométriose

L’endométriose est une maladie aux multiples formes, et elle est souvent spécifique pour chaque femme.

Cependant, il existe trois formes d’endométriose bien identifiées :

  • L’endométriose superficielle : il s’agit de petites lésions, en surface, et inférieures à 5 mm.
  • L’endométriose profonde : ces lésions sont plus profondes (supérieures à 5 mm) et peuvent s’étendre à d’autres sites de la région pelvienne; voire même d’autres organes tels que les poumons ou le cerveau.
  • Les endométriomes : ce sont les kystes ovariens, qui se développent dans les ovaires.

Détecter les premiers symptômes

Les causes de cette maladie typiquement féminine restent encore inconnues à ce jour. Certains facteurs sont évoqués comme l’environnement (les perturbateurs endocriniens par exemple) ainsi que le facteur génétique.

Les premiers signes distinctifs d’une endométriose sont :

  • Les règles douloureuses et abondantes
  • Les douleurs ovariennes, ou à la selle (pour les atteintes rectales)
  • La dyspareunie (douleurs lors des rapports sexuels)
  • Les problèmes urinaires
  • Les troubles intestinaux
  • Une fatigue chronique
  • Une infertilité

Attention, ces symptômes ne sont pas forcément cumulatifs. Il est important de savoir qu’il est normal de sentir un inconfort pendant ses règles. Il n’est cependant pas normal d’avoir des douleurs invalidantes à chaque cycle.

Aujourd’hui, les douleurs chroniques sont les symptômes les plus fréquents.

Environ 70% des femmes atteintes en souffrent.

Diagnostiquer la maladie

Le diagnostic est encore très long, de 5 à 10 ans en moyenne.

Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes ci-dessus, n’hésitez pas à  consulter un professionnel spécialisé.

Votre gynécologue vous posera plusieurs questions sur vos douleurs, vos règles et  votre cycle.

S’il soupçonne une endométriose, il pourra vous rediriger vers un centre dédié pour  effectuer les examens suivants :

  • Echographie vaginale et endovaginale
  • IRM abdomino – pelvienne et/ou rectale

Si le centre est équipé d’une technologie spécifique, l’échographie seule est parfois suffisante pour détecter la maladie. L’IRM servira à détecter des lésions plus profondes, au niveau du rectum et de l’abdomen notamment. Attention, il est aussi possible de ne pas voir de lésions à l’IRM (alors qu’une endométriose peut être présente).

Il est important de consulter dans un centré spécialisé dans l’endométriose car les professionnels sont formés au diagnostic de cette maladie et à l’analyse des radiographies et IRM.

Trouver les centres dédiés à l’endométriose

Il existe différents centres dédiés au traitement de l’endométriose, à Paris et Marseille notamment. Les associations de patientes comme EndoFrance et Endomind ont recensé les principaux. L’hôpital St Joseph à Paris a également crée un réseau de professionnels, appelé Resendo. Ce réseau permet une approche pluridisciplinaire de la maladie et facilite la prise en charge des patientes.

Le seul centre labellisé est celui de Rouen. D’autre centres sont en attente de labellisation dans les années à venir.

A ce jour, l’endométriose ne se guérit pas, mais peut se contrôler par des traitements hormonaux ou chirurgicaux. Il est possible de soulager les douleurs par le biais des médecines de complément (ostéopathie, alimentation anti-inflammatoire, sophrologie, phytothérapie…).

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