Au Quotidien

4 idées reçues sur les culottes menstruelles et l’endométriose

Selon les endométrioses, il est possible d’avoir des règles plus ou moins abondantes : c’est ce qu’on appelle les ménorragies. Elles peuvent s’avérer très handicapantes au quotidien : le nombre de fois où je me suis retrouvée tachée 😰 et même avec des serviettes hygiéniques ! Il y a un peu plus de deux ans, j’ai découvert les culottes menstruelles… et je vous raconte comment elles ont changé ma vie au quotidien avec une endométriose ! Découvrez 4 idées reçues sur les culottes menstruelles 😊

Culottes menstruelles et endométriose au quotidien : ça matche ?

Idée reçue n°1 : Elles ne sont pas adaptées et confortables

Un premier ressenti quand j’ai porté une culotte menstruelle : la liberté ! Je pouvais enfin laisser libre cours à mon flux, sans me soucier des conséquences.

De plus, de nombreuses culottes menstruelles sont des culottes hautes : protégeant le ventre, elles améliorent votre confort au quotidien avec une endométriose.

Les culottes menstruelles peuvent éviter le port du tampon, leur utilisation pouvant parfois provoquer le syndrome du choc toxique. Il est donc plutôt conseillé de laisser les règles s’écouler… et de favoriser les culottes menstruelles et les serviettes hygiéniques !

Dans mon utilisation des culottes menstruelles, je n’ai eu que peu de mauvaises surprises. Pourtant, mon flux est très important !

J’ai 4 culottes menstruelles de marques différentes :

  • Réjeanne
  • Moodz
  • Monoprix
  • Saforelle

Je vous en parle juste en dessous 😉

Un vrai travail est fait aujourd’hui de la part des marques : coton bio, technologie approuvée, tests d’absorption…

Vous souhaitez vous lancer ? N’hésitez plus ! Il existe souvent des promotions sur certaines marques.

💡 Petit conseil : testez plusieurs marques 😉

Idée reçue n°2 : Elle ne sont pas fiables

FAUX !

Un autre avantage des culottes menstruelles : vous pouvez plus facilement gérer les flux de vos règles !

J’avais beaucoup d’appréhension par rapport à mes règles abondantes et mon endométriose : les culottes menstruelles allaient-elles tenir le coup ?

De nombreuses marques proposent différents flux, en fonction des vôtres. Mon flux étant assez abondant, j’essaie de prendre systématiquement ce type de culottes.

Il existe de nombreuses marques de culottes menstruelles, plus ou moins fiables.

La marque que j’ai testée et qui tient (vraiment) les flux abondants : Réjeanne !

Suivie de Moodz et Saforelle, et enfin Monoprix (malheureusement, malgré le choix du flux abondant, elle n’a pas bien tenu…)

Si je veux sortir en toute sécurité, je sais que ma culotte Réjeanne fera le boulot. Moodz et Saforelle aussi, mais plutôt en fin de règles.

Idée reçue n°3 : Elles ne sont pas si écolos

VRAI… et FAUX !

11 000 : c’est le nombre de tampons ou de serviettes hygiéniques qu’une femme utiliserait dans une vie. Les culottes menstruelles ont donc un autre atout majeur : elles sont plutôt écolos !

Avec des culottes menstruelles, c’est du zéro déchet ! Enfin presque… Car il peut arriver de combiner une culotte menstruelle et une protection périodique.

Au regard de mon endométriose, j’opte systématiquement pour des protections hygiéniques bio, en coton et garanties sans plastique.

C’est donc plus écolo que d’utiliser des protections menstruelles systématiques : et comme tout, il y a un juste milieu ! L’idée est de pouvoir ajuster son utilisation, en fonction de son cycle menstruel et donc de son flux.

Il faut également consommer de l’eau pour les laver : il est possible d’utiliser une simple bassine pour les rincer. Selon les marques, elles passent également à la machine !

Idée reçue n°4 : Elles sont chères

FAUX !

A l’achat, les culottes menstruelles peuvent te sembler chères : surtout si tu les compares à l’achat des serviettes hygiéniques !

Mais il y a des éléments cachés : la conception, la fabrication, la vente… Au final, vous allez forcément vous y retrouver.

Si en plus, vous combinez protections, culottes et cup menstruelles, vous réduirez forcément vos frais !

Alors certes, elles représente un investissement, mais c’est pour la bonne cause 🙂

Culotte menstruelle et endométriose : oui ça matche ! Tout dépend aussi des préférences et des pratiques… Certaines seront plus l’aise avec une cup. Le principal étant que vous soyez bien, à l’aise et en confiance avec votre protection ! Vous souhaitez gagner en confort au quotidien (aussi) dans votre dressing ? Retrouvez mon article dédié !

Et vous, que pensez-vous des culottes menstruelles ? Partagez votre expérience !

Mon Histoire

🧪 La préservation ovocytaire

Aujourd’hui, je vous partage mon parcours de préservation ovocytaire. J’ai mis plus d’un an à faire la démarche, à me décider, pour, au final, prendre un rendez-vous en Janvier 2021 afin de mettre en place la procédure. Voici mon histoire et mon expérience sur la préservation ovocytaire dans le cadre d’une endométriose !

La préservation ovocytaire, c’est quoi ?

La préservation ovocytaire consiste en la préservation de la fertilité chez une femme atteinte d’une maladie affectant les fonctions reproductrices de la femme. Il existe plusieurs cas dont je parlerai un peu plus bas 😉

Plus simplement, il est question de préserver les ovocytes, de les prélever et de procéder à une cryoconservation (conservation à très basse température). Elle peut être faite « seule », c’est-à-dire avec un objectif de conservation seule des ovocytes. Elle peut aussi être une première étape vers la FIV (Fécondation In Vitro).

Les 3 grandes étapes d’une préservation ovocytaire sont :

  • La stimulation ovarienne : il s’agit de stimuler les hormones par le biais d’injections quotidiennes afin d’obtenir plus de follicules que lors d’un cycle ovarien « normal ». L’hormone injectée est la FSH afin d’accroître les follicules et les ovocytes viables pour une conservation. L’objectif est donc d’avoir plusieurs follicules matures (et non pas un seul en cycle normal) à prélever.
  • Le prélèvement : il a lieu lorsque les follicules sont « prêts » (c’est votre médecin qui le définit, en fonction du nombre et de la grosseur), suite aux examens de suivi (prise de sang et échographies). Pour ma part, j’ai eu le prélèvement après environ 12 jours de traitement. Généralement, une anesthésie locale est pratiquée avec chirurgie ambulatoire (entrée le matin, sortie l’après-midi ou le soir).
  • La cryoconservation : suite au prélèvement, les ovocytes sont congelés à basse température. Vous signez un document relatif à votre accord pour la conservation, accord qui vous sera demandé de renouveler tous les ans (d’où l’importance de signaler votre changement d’adresse…).

La préservation ovocytaire : pour qui ?

Il existe plusieurs cas de prescription d’une préservation ovocytaire :

  • Endométriose profonde avec atteinte ovarienne (ce qui est mon cas) : la préservation permet d’anticiper un désir de grossesse future (gros sujet…).
  • Maladies graves de type cancers : le prélèvement se fait avant la chimiothérapie afin de préserver le fertilité, pouvant être altérée lors des séances de chimiothérapie.

Suite à l’adoption définitive le 29 juin 2021 et à sa promulgation le 2 août 2021 de la loi relative à la bioéthique, il est possible de procéder à une « autoconservation des gamètes en dehors de tout motif médical […] pour les femmes et pour les hommes. »
Le décret du 28 septembre 2021 cadre l‘âge pour le prélèvement et l’auto conservation.

Quelles démarches pour une préservation ovocytaire ?

Dans un premier temps, parlez-en à votre gynécologue et/ou votre médecin de confiance. C’est lui qui connaît votre dossier et saura vous orienter.

Pour ma part, c’était un peu une évidence : kystes endométriosiques réséqués en urgence sur les deux ovaires (8 et 4 cm), et donc perte de la réserve ovarienne avec une AMH moyenne/basse. Attention cependant, une AMH basse ne signifie pas qu’une grossesse naturelle est impossible.

Ma gynéco spécialisée m’a fait un courrier de recommandation auprès d’un centre dédié. Pensez à prendre le rendez-vous bien en amont, il peut y avoir de l’attente.

Ensuite, plusieurs étapes vous attendront :

  • Le rendez-vous préparatoire : le médecin et ou la sage-femme vous expliquera toute la démarche clairement et vous fera signer des documents pour la conservation. Pensez à bien emmener votre dossier complet, avec les résultats et les radios. Ensuite, une prise de sang et une écho endo-vaginale seront faites afin d’évaluer votre réserve ovarienne et adapter le traitement. Enfin, on vous indiquera les démarches administratives à suivre. Pour ma part, je suis tombée sur un.e docteur.e du CECOS (Centre de don de gamètes et de préservation de la fertilité), qui m’a expliqué le processus. Je n’ai pas aimé son approche : elle m’a bien rappelé que le temps était compté, que si je voulais un enfant naturellement je devrais me dépêcher… et c’est bien pour ça que je lui ai répondu que j’étais ici car j’étais au courant (LOL). BREF, ce n’est pas la première ni la dernière fois mais NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE ! Une sage femme, beaucoup plus à l’écoute et humaine, m’a tout réexpliqué et fait les examens.
  • Les démarches administratives : la sage-femme m’a préparé le document de prise en charge à envoyer à la Sécurité Sociale. N’oubliez pas de le signer :’). Je vous invite également à faire plusieurs photocopies pour en garder plusieurs exemplaires. Dès que vous avez ce document en votre possession, envoyez-le au médecin afin d’avoir la réponse le plus vite possible (pour information, je l’ai eu sous deux mois).

Mon expérience de la préservation ovocytaire

Plusieurs étapes importantes existent : je vous partage mon expérience pas à pas !

La préservation ovocytaire à M-1

Un mois avant le début de la préservation, c’est la préparation physique et mentale ! On fait le rendez-vous préparatoire, on s’y prépare, on visualise…

Avant de commencer l’arrêt de la pilule et la stimulation, je vous conseille de préparer votre corps et votre mental. Car, disons-le, c’est une vraie expérience de vie. Il faut la visualiser comme une vraie et intense expérience de vie, qui va vous pousser dans vos retranchements physiques et psychiques. Alors, parlons préparation 🙂

A M-1, vous pouvez mettre en place les rituels suivants :

  • Adapter votre alimentation : adopter le bon gras ! Intégrez les oléagineux tels que les noix, les noisettes, les graines; assaisonnez malin avec l’huile de colza ou l’huile de noix; mangez des poissons gras tels que les maquereaux, les sardines, le saumon; abusez des fruits rouges.
  • Pratiquer une activité physique : n’hésitez pas à pratiquer une activité physique modérée et surtout qui vous fait plaisir ! Pour ma part, c’est Fertility Yoga un mois avant afin de préparer le corps et l’esprit à cette expérience qui n’est pas anodine.
  • Se destresser : il est difficile de ne pas se mettre de pression, entre les attentes et les résultats, le fossé est parfois immense… Aussi, essayez, au mieux, de ne pas vous mettre de pression et la méditation peut être un outil pour vous y aider.

La préservation à S-1

Si « tout va bien », vous êtes en plein protocole, avec vos injections et contrôles réguliers (souvent échographie et biologie sanguine).

Essayez de vous reposer dès que vous le pouvez, c’est éreintant (entre le protocole, les injections, les contrôles et juste la vie, c’est éprouvant).

Prenez du temps pour vous dès que vous le pouvez pour vous chouchouter.

Visualisez positif ! (Toujours sans trop d’attentes)

La préservation à J-1

Vos injections sont terminées, le médecin a donné le GO! pour la préservation.

C’est une bonne nouvelle, vous avez fait le plus dur 🙂

L’ovulation a normalement été déclenchée la veille, et vous êtes prête pour la ponction !

La préservation à H-1

Les étapes à connaître :

  • La ponction a lieu en ambulatoire : vous entrez le matin tôt et sortez dans l’après-midi.
  • L’anesthésie est locale : on vous fait une petite injection pour anesthésier. Il est possible de vous proposer soit un gaz « hilarant » soit une sédation très légère (vous êtes un peu défoncée mais consciente).
  • On vous fait la ponction : vous pouvez demander le nombre de follicules prélevés (vous le saurez dans tous les cas un peu plus tard). Attention, le nombre de follicule prélevés ne prédit en rien le nombre d’ovocytes congelés : en effet, l’ovocyte à l’intérieur du follicule doit être mature pour être congelé.
  • Vous allez ensuite en salle de réveil, environ une demi-heure, pour surveillance.
  • Vous retournez ensuite dans votre chambre : on peut vous proposer un petit déj 😀
  • La biologiste vient ensuite vous donner les résultats de la ponction et vous fait signer l’accord de congélation. Votre médecin peut également venir vous voir pour la suite du protocole.
  • ET VOUS RENTREZ CHEZ VOUS !

Si vous êtes douloureuse, n’hésitez pas à le dire ! Il pourra vous être prescrit ce qu’il faut. Si les douleurs sont trop importantes en rentrant chez vous, n’hésitez pas à appeler les urgences gynécologiques.

J’ai eu deux expériences de préservation, une en avril 2021 et une en février 2022.

La première s’est bien passée : j’avais peu de follicules à l’écho mais tous ont été prélevés et congelés (4 au total) !

La seconde a été une grande déception : j’avais beaucoup plus de follicules à l’écho, 6 et 8 ont été prélevés et un seul a été congelé. Il y aurait eu un souci à l’injection du Décapeptyl…

Il en faut 15 en tout, je suis bien loin du compte :X

Et vous, avez-vous des expériences de préservation ? N’hésitez pas à en parler juste ici ou à m’écrire ☺️

mon-histoire-endobilan-2021
Mon Histoire

✍️ Mon Endo Bilan 2021

Le bilan est toujours un grand moment et une bonne rétrospective pour voir où l’on en est 🙂 C’est parti pour celui de 2021 !

1. L’année de la préservation ovocytaire, round 1

L’année 2021 a été une année éprouvante, notamment avec la préservation ovocytaire. J’ai préparé cette préservation : alimentation adaptée (coucou poissons gras et oléagineux) et fertility yoga pour mieux appréhender ce protocole (Je vous ferai un article à ce sujet plus spécifiquement).

Il est vraiment difficile d’anticiper un désir que tu n’as pas, et que tu n’auras peut-être jamais d’ailleurs… C’est toute une réflexion globale qui s’installe autour de cette démarche (J’en parlerai également mais possiblement sous un autre format… A suivre 😁)

Globalement, ce premier protocole s’est « bien » passé, au regard de mon AMH faible et de ma réserve ovarienne diminuée par l’opération. J’ai récolté 4 petits ovocytes, bien au frais ! Je ne m’attendais à rien, je n’ai donc pas été déçue 🙂 (Bon, quand tu sais que la moyenne de prélèvement, c’est 10, tu déchantes grave… MAIS BON ! Nous sommes toutes différentes, aucun intérêt de se comparer).

J’en ai entamé un nouveau en fin de semaine, dans un nouvel établissement et avec une endométriose récidivante ++++. Pour suivre cette nouvelle aventure, n’hésitez pas à me retrouver sur Instagram 🙃

2. L’arrêt de la pilule

En corrélation avec la préservation, j’ai du arrêter la pilule. Et j’ai décidé de continuer d’arrêter.

L’arrêt a été bénéfique pour moi, à tous les niveaux : ressentir de nouveau, le corps qui change, qui retrouve ses marques. De belles retrouvailles en somme 🩸

J’ai pu porter de belles culottes de règles et honorer mes règles et mon cycle.

Je prenais Oromone/Androcur en combiné : je n’ai eu aucun effet rebond d’acné ! – Merci le rendez-vous ostéo mensuel et le chardon marie 💫

Malheureusement, les douleurs ont repris le dessus 9 mois après, surtout aux ovaires et au rectum (sympa, n’est-ce pas). J’ai testé le CoDoliprane : mode vaseux activé 🥴 même si très efficace…

3. La récidive

Suite à cette crise, j’ai voulu faire un point sur l’évolution de mon endo. Je n’avais pas de douleurs spécifiques jusqu’à ce jour-là.

Hélas 🤐

Je ne peux cependant pas le lier à l’arrêt de la pilule puisque je n’ai pas fait d’examens pendant la prise de pilule (Aucun examen entre 2016 et 2022).

J’ai reçu un appel aujourd’hui pour m’annoncer une réunion pluridisciplinaire pour voir ce qu’on peut faire de moi. Bientôt la suite 🙄

2021, année de merde me direz-vous 🥲

Pas tant que ça ! Certes, une année éprouvante, physiquement et psychiquement.

Mais surtout une belle année de rencontres, de partages et surtout vos retours sur le blog !!

De plus en plus de lectrices viennent me voir pour me remercier d’en parler.

❤️ Rien que pour ça… Je continue ❤️

Et vous, cette année 2021 ?

Portraits de femmes

Chris MARTIN-PASSALACQUA

Présentation

Présentation

Chris Martin-Passalacqua, 40 ans, est une naturopathe spécialisée dans l’accompagnement complémentaire de l’endométriose. Elle est atteinte d’endométriose depuis plus de 20 ans, et a vécu un véritable parcours du combattant : 17 interventions, un nombre incommensurable de traitements et tous les effets secondaires indésirables qui vont avec… Cette maladie a considérablement changé sa vie, qu’elle a dû adapter en fonction de l’endométriose. Elle a su accepter et apprivoiser cette pathologie avec courage et aujourd’hui elle ne gâche plus son quotidien. Elle en a même fait une force, avec la création de Nana-turopathe !

Nana-turopathe, le blog de la naturopathie moderne

Avant d’être naturopathe, Chris était chef de secteur d’un laboratoire de cosmétiques pendant 10 ans. Les interventions chirurgicales devenaient de plus en plus régulières et, par conséquent, les arrêts maladie aussi. Elle a donc changé de métier afin d’exercer en libéral et d’aménager ses horaires en fonction des crises et des chirurgies.

Passionnée par la Naturopathie, elle est convaincue des bienfaits qu’elle peut apporter à tous (et notamment dans son cas) : mode warrior activé, elle reprend 3 années d’études afin de passer sa certification de praticienne en naturopathie.

En 2015, elle lance le Blog Nana-Turopathe.com et ouvre son cabinet. En 2017, elle passe à la vitesse supérieure : elle ouvre son centre de formation professionnelle et en ligne !

La formation EndoCoaching fut d’ailleurs la première. Une évidence : il fallait former les naturopathes à l’accompagnement très spécifique de l’endométriose (ce qui est très peu approfondi durant les cursus initiaux) afin que chaque femme atteinte puisse bénéficier d’un accompagnement personnalisé et qualitatif qui lui redonnerait du confort de vie, en parallèle de son suivi médical.

La première session fut un succès ! Et 4 années plus tard, elle forme encore des centaines de professionnels de l’accompagnement désirant se spécialiser dans cette voie.

Fort de son succès, une adaptation pour le grand public sous forme d’ouvrage sorti en 2019 et disponible en librairie : « EndoCoaching -Vivre l’endométriose autrement » Chris Martin-Passalacqua aux Éditions Quintessence.

Naturopathie et endométriose : ça matche !

La Naturopathie regroupe plusieurs techniques naturelles permettant de retrouver une bonne vitalité physique et mentale. En naturopathie, l’hygiène de vie est primordiale pour obtenir de bons résultats : la nutrition, l’activité physique et la gestion psycho-émotionnelle. Viennent ensuite la phytothérapie, l’aromathérapie, la micro-nutrition et d’autres outils venant de la nature.

Ces techniques naturelles peuvent agir considérablement sur les troubles liés à l’endométriose, notamment la gestion de la douleur, la fatigue chronique ou encore le stress engendré par la maladie.

Le ou la naturopathe est là pour mettre en place un programme individualisé et adapté à ses besoins et traitements médicaux en cours, et ce sans danger.

Programme individualisé, car chaque femme est différente et une adaptation spécifique est donc nécessaire.

La naturopathie peut vous être réellement bénéfique alors essayez ! Vous ne risquez rien mis à part du mieux. 

Rappelons que le naturopathe ne remplace pas votre médecin, il vient en complément de celui-ci.

Ses conseils

Au diagnostic :

  • Entourez-vous d’experts du domaine médical et n’hésitez pas à vous tourner vers les associations en cas de besoin, notamment EndoMind qui fait un formidable travail d’information.

Au quotidien : 

  • Prendre soin de soi est primordial ! Le naturopathe pourra vous aider grâce à un programme d’hygiène et de diététique adapté. Vivre sereinement cette maladie est possible, ne la laissez pas gâcher votre vie, apprenez à l’apprivoiser ! 
  • L’acceptation en fonction des personnes et de l’impact direct de la maladie sur la qualité de vie pourra prendre du temps. 
  • Entourez vous des professionnels pouvant vous aider à mieux vivre votre maladie : gynécologues spécialistes de l’endométriose, psychologues, ostéopathes, naturopathes et tout ce qui pourra vous aider. 
  • Donnez-vous les moyens d’aller mieux, car cela est possible ! Prenez soin de vous, vous êtes la meilleure personne pour cela.

J’ai connu le programme Endo-coaching grâce au livre édité par Chris en 2019, « EndoCoaching – Vivre l’endométriose autrement ». C’est un vrai premier outil à avoir pour connaître son endométriose et l’adopter ! C’est un livre complet pour mieux appréhender son endométriose, notamment si vous venez d’être diagnostiquée. Vous avez plusieurs outils à votre disposition qui vous donnent les clés pour aller mieux !

Et si vous souhaitez aller plus loin, le programme en ligne “Endo-Coaching” est également un bon levier pour aller mieux dans sa prise en charge. C’est un programme dédié aux professionnels de la naturopathie mais aussi aux patientes qui veulent activer les bons leviers pour mieux vivre leur endométriose. Toutes les techniques de naturopathie sont abordées et vous permettront de reprendre la main sur votre endométriose : alimentation, sport, gestion du stress…

C’est une bonne première formation pour comprendre son endométriose et mieux la vivre !

Retrouvez Chris sur son blog et sa formation.

Trouvez votre praticien en naturopathie via le réseau des praticiens EndoCoaching !

alimentation

Comment bien (di)gérer ses repas de fêtes ?

Les fêtes approchent et, malgré la situation, elles restent synonymes de joie et de retrouvailles. Nous allons revoir notre famille et nos amis, et nous voulons en profiter. Et c’est bien normal. Étant une amoureuse de la vie avec un grand V, j’aime en profiter et ça passe (aussi) par l’alimentation. En tant qu’endogirls, il est normal d’appréhender les repas de fêtes : grosses quantités, aliments peu adaptés, alcool… Alors, comment bien (di)gérer ses repas de fêtes quand on a une endométriose ? Je vous donne quelques tips pour que ces fêtes soient (aussi) synonymes de plaisir pour vous !

Savoir gérer les quantités

Ce qui est compliqué à gérer ? Les quantités. Quand on se retrouve face à de nombreux plats, on va être tenté de tout goûter et de cumuler les assiettes. Et c’est bien NORMAL ! Il faut juste apprendre à gérer les quantités.

Voici mes petites astuces pour apprendre à gérer les quantités :

  • Utilisez une petite assiette à la place de la grande. Vous pourrez ainsi goûter un peu à tout, tout en gérant vos quantités… et sans compter le nombre de cuillères ! Bon, l’idée, c’est de ne pas se resservir 3 fois, hein 😃
  • Pensez à prendre des bols ou des petites tasses. À l’apéro surtout : au lieu de vous servir directement dans le paquet, vous pourrez ainsi limiter les quantités en utilisant un récipient.
  • Apprenez à dire non. Si vous n’avez plus faim ou que votre corps dit non, c’est non. Ça ne sert à rien de dire oui « pour faire plaisir ». Vous, c’est tout simplement vous !

Vous pouvez également adopter ces petites habitudes au quotidien 😉. Elles vous aideront à gérer plus facilement les quantités pendant vos repas !

Repenser sa façon de cuisiner

On les connaît, les looongs repas avec ses 4 plats et ses 10 desserts. Et les cuissons qui vont avec… ! Alors, si on participait à la cuisine pour insuffler un peu de nouveauté sans se priver ? 😉

Les petits tips :

  • Jouez sur les modes de cuisson. NON la cuisson vapeur n’est pas sans saveur ! OUI, vous pouvez l’utiliser pour vos repas de fêtes ! De plus, elle préserve toutes les qualités nutritives des aliments et facilite la digestion également.
  • Remplacez les crèmes à base de lait ou de beurre par des crèmes de soja, riz ou coco. Vous en surprendrez plus d’un, autant dans les plats que dans les desserts !
  • Utilisez des aliments qui facilitent la digestion : les haricots verts et les ananas peuvent être utilisés dans vos repas de fête, tout en participant à une bonne digestion. Une petite liste pour vous inspirer dans vos repas de fêtes !

Peut-être ferez-vous de nouveaux adeptes pour les prochaines fêtes ! Qui sait ? 😃

Aider son corps à digérer

Quand on fait des écarts, sur le moment, on en profite et c’est génial. Et vous avez raison. Car l’alimentation doit rester un PLAISIR.

L’idée est de pouvoir gérer l’après 😉. La digestion peut devenir un vrai calvaire pour nous toutes. Je sais ce que je dis 😀

Il existe quelques petites habitudes à prendre pour vous aider :

  • Un verre d’eau chaude citronnée. Vous pouvez le prendre tous les matins au réveil à jeun.
  • Les graines de lin doré. Une petite poignée à mettre dans votre assiette aux repas.
  • Les épices. Le gingembre et le curcuma seront vos épices spéciales « digestion » pour vous aider à bien digérer. Idéalement en poudre ou frais, vous pouvez les consommer en infusion et dans vos plats !
  • Le thym. En infusion, il est parfait pour apaiser les maux de ventre. Il aide aussi à détoxifier le foie.

Vous pouvez aussi faire appel à un diététicien, qui vous prescrira des compléments pour vous aider dans la digestion des repas lourds.

Ces petits conseils peuvent être appliqués au quotidien, hors des fêtes, afin de faciliter votre rapport à la nourriture et de faciliter la digestion. Rappelons aussi que les aliments cuisinés sont vos premiers alliés ! Vous pourrez retrouver un petit rappel à ce sujet juste ici 😉.

🎄 Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année avec celles et ceux que vous aimez ! 🎄

Au Quotidien

Les plantes pour soulager l’endométriose

Actuellement en formation Endocoaching avec Chris Martin-Passalacqua, j’apprends de plus en plus de choses passionnantes sur l’accompagnement holistique des femmes atteintes d’endométriose. Je me documente aussi en parallèle. C’est pourquoi il me semblait important aujourd’hui de parler avec vous des plantes qui peuvent soulager l’endométriose et ce, au quotidien. Faisons un petit tour ensemble de ces plantes qui peuvent soulager votre endométriose au quotidien !

Soulager les symptômes de l’endométriose

Soulager une endométriose peut s’avérer un vrai parcours du combattant. Contraception hormonale ou pas. La nature a cependant bien fait les choses et nous a offert des plantes, à nous les femmes, pour soulager l’endométriose.

Les grandes plantes pour soulager les symptômes (et conséquences indirectes) de l’endométriose sont :

  • Le framboisier : les feuilles de framboisier sont parfaites pour réduire les douleurs menstruelles et réguler le cycle, de préférence en tisane. Le framboisier permet aussi de limiter le cholestérol.
  • L’ortie : elle vous aide à réduire les règles abondantes et compenser la perte de ferritine, due notamment aux menstruations importantes. Elle se prend en soupe, en tisane ou en accompagnement de vos plats.
  • L’achillée millefeuille : elle contrôle la production d’oestrogènes et diminue l’impact des perturbateurs endocriniens. Elle soulage les douleurs de règles et soutient le foie dans son rôle dépuratif.
  • Le pissenlit : avec le chardon-marie, il aide le foie à se régénérer et à éliminer les xénooestrogènes, produites par les perturbateurs endocriniens.
  • Le curcuma : c’est un excellent anti-oxydant et un anti-inflammatoire puissant.
  • Le gattilier : il rééquilibre la production de progestérone en cas d’insuffisance. Il se consomme en décoction ou en gélule. Il s’utilise sous surveillance médicale.
  • Le thé vert : comme le resvératrol ou le pycnogenol, il réduit le stress oxydatif et permet de diminuer l’inflammation. Favorisez le matcha : il est très riche en EGCG, un type de catéchine présent en majorité dans le thé vert.

Réduire le syndrome pré-menstruel

Le syndrome pré-menstruel correspond à la chute des hormones en fin de cycle. C’est un vrai problème pour beaucoup de femmes : acné, migraines, tensions mammaires… bref, un grand moment pour la plupart d’entre nous ! Surtout avec une endométriose, ces symptômes peuvent être d’autant plus douloureux et difficiles à vivre.

Heureusement, il existe plusieurs plantes qui peuvent vous soulager :

  • La bardane : elle permet de faciliter l’élimination par les reins et stimule le foie. C’est la plante par excellence pour le traitement de l’acné. Son efficacité est redoublée en l’utilisant fraîche. Elle se prend en complément d’une alimentation équilibrée et riche en oméga-3,6 et 9 et en limitant sucres et produits laitiers.
  • La camomille : il en existe de différentes sortes. La Matricaria discoida soulage vos douleurs de règles et aide à nettoyer votre foie, d’autant plus nécessaire si vous prenez un traitement hormonal. La Matricaria recutita évite les spasmes et facilite la digestion. Son pouvoir inflammatoire est très puissant. Elle aide également à soigner les cystites. Elle soulage également à apaiser les migraines. Enfin, elle détend suite à un choc émotionnel.
  • L’onagre : elle permet un rééquilibrage hormonal et réduit les tensions mammaires. En massage ou en comprimés.
  • La lavande officinale et la sauge sclarée : elles sont idéales pour réduire les troubles de l’humeur. Attention toutefois à la sauge : il existe beaucoup de contre-indications, c’est pourquoi vous devez vous faire accompagner prar un professionnel.

ATTENTION : L’utilisation de plantes de toutes ces plantes nécessite un petit passage chez un phytothérapeute, un aromathérapeute ou un naturopathe. Ces professionnels vous guideront vers les plantes les plus appropriées à vous et à votre terrain 😊

Cette petite liste de plantes vous permettra de bien débuter et de poser les bonnes questions au professionnel qui vous recevra. Les plantes pour soulager l’endométriose sont nombreuses mais nécessitent une adaptation pour chacune d’entre nous. Elles sont complémentaires à une prise en charge plus « classique » et aux médecines alternatives. Pour info ou pour rappel, retrouvez mon article sur les médecines complémentaires !

Et vous, utilisez-vous des plantes au quotidien ? Lesquelles ?

Sources : La Phytothérapie de la femme, Fabienne GODDYN, Rustica Editions – Plantes & Santé n°216, septembre 2020.

Mon Histoire

✍️ Le rendez-vous annuel 2020

Vendredi, c’était le check up !

Je suis sous Oromone 1mg + Androcur 1/4 depuis 4 ans. C’est un traitement hormonal que je supporte bizarrement bien.

Gros check-up puisque bilan sanguin et IRM cérébrale à faire.

Depuis un an, tout est relativement stable. J’ai pris un peu de poids (confinement sûrement… ou pas) et j’ai eu quelques douleurs ovariennes supportables. J’ai souvent mal en bas du dos, c’est parfois compliqué de vivre avec.

Je fais 1h30 de yoga le week-end, je vais au travail à pied la semaine (30 minutes aller/retour). C’est un bon équilibre.

Je sais qu’il est difficile de bouger quand nous souffrons. Mais c’est nécessaire pour avoir moins mal ! Vos organes ont besoin de mobilité. Alors un peu de marche, du yoga, un coup d’escaliers… sont des bons prétextes pour mobiliser votre corps et votre esprit !

Je fais attention à mon alimentation, avec des écarts que je supporte plus ou moins. Ma diététicienne m’a prescrit des compléments pour compenser les écarts mais mon corps sait me dire STOP.

Je vais chez l’ostéopathe 1 fois par mois.

Je dors 8h par nuit.

Alors oui, il est possible de vivre avec une endométriose, malgré le traitement, les douleurs et la fatigue. PRENEZ SOIN DE VOUS. ECOUTEZ-VOUS.

L’optimisme est également un bon remède pour aller mieux 🙂

J’ai également pris une BIG décision : faire une préservation ovocytaire. Une expérience que j’appréhende beaucoup du fait de l’arrêt de la pilule et des injections d’hormones.

J’ai prévu un petit programme pour la vivre au mieux : régime alimentaire spécifique pour booster la fertilité, traitement en phytothérapie pour éviter les effets secondaires et séances de yoga pour se faire du bien et se reconnecter à soi !

Je vous partagerai mon expérience dans cette rubrique afin que vous sachiez VRAIMENT ce que c’est.

Et vous, vos check-up ? Comment se passent-ils ?

Portraits de femmes

Maud RENARD

Présentation

maud renard

Maud, (presque) 35ans, est un vrai un couteau suisse ! Formée en danse classique mais aussi en architecture, elle a beaucoup navigué entre ces deux eaux. Par la suite, elle est partie vivre en Colombie où elle a découvert la gynécologie naturelle. C’est par un autre prisme que la gynécologie « classique » qu’elle a décidé de créer la gynécologie émotionnelle. Couteau suisse toujours, elle a aussi construit sa Tinyhouse dans laquelle elle vit depuis 1 an !

Portrait spécifique aujourd’hui car elle n’est pas atteinte d’endométriose. Elle a découvert cette maladie il y a moins de 5 ans par le biais d’une amie qui était suspectée d’en avoir une. Mais son approche est tellement intéressante que je ne pouvais pas passer à côté 😉

Maud a découvert l’endométriose en Colombie grâce à une de ses enseignantes en gynécologie naturelle. C’est une maladie beaucoup plus commune qu’on ne le pense et surtout très peu étudiée. Elle a ensuite fait ses propres recherches côté français et a été surprise que cette maladie soit si mal connue alors qu’elle touche 1 femme menstruée sur 10.

Gyn’Emotion, l’accompagnement par la gynécologie émotionnelle

La gyn’émotion est la contraction de gynécologie et émotion.

C’est une discipline que Maud a créée après avoir reçu des enseignements en gynécologie naturelle, mais aussi par l’auto-observation gynécologique et son expérience en tant qu’accompagnante. C’est un cocktail de savoirs.

Cette discipline mène à la recherche et à la compréhension des dysfonctionnements du cycle menstruel et des maladies gynécologiques à travers le prisme des émotions. C’est ce qu’on appelle le décodage biologique, ce fameux langage des oiseaux où la maladie se dit « le mal a dit ».

Chaque émotion que nous vivons passe par notre corps : celui-ci s’exprime parfois dans la joie mais souvent (et hélas) dans la douleur. Il nous permet ainsi de la transmettre si l’émotion n’a pas été entendue d’une autre manière.

La gyn’émotion n’a pas pour but de soigner mais de comprendre ce que le corps veut nous dire. Et souvent la compréhension permet ensuite d’alléger le poids de la maladie.

La gynécologie émotionnelle pour aider à comprendre

L’endométriose comme toutes les « mal-a-dit » a des symboliques émotionnelles. Les décoder passe d’abord par la compréhension : quels organes, pourquoi ceux-là en particulier, et aussi la symbolique du fonctionnement de la maladie en elle-même.

On va chercher à comprendre ce qui s’est passé au moment du déclenchement de l’endométriose.

Et il y a enfin toute la sphère transgénérationnelle ! Il est important d’aller voir la lignée de la personne, de chercher des proches avec des antécédents de la maladie ou des émotions particulières qui auraient préparé un terrain spécifique à l’apparition de l’endométriose. C’est une recherche de fond pour la personne par le biais de ses émotions présentes, passées et transgénérationnelles.

Se réapproprier son corps en tant que femme

La gynécologie émotionnelle est là pour rétablir le lien entre corps et mental : séparer les deux c’est comme vivre en couple sans jamais pouvoir se parler… une histoire d’amour ne peut pas marcher sans communication !

Et nous avons besoin de (re)créer une histoire d’amour avec son corps pour qu’il fonctionne bien.

Mais pour (re)créer ce lien, il est important de se connaître.

Et ça passe notamment par l’apprentissage anatomique, hormonal, psychologique avant même d’aller chercher dans ses propres émotions.

Lorsqu’une personne a vécu une opération gynécologique, son corps s’est modifié. Elle a besoin de savoir ce qui s’est passé, ce qui a été retiré, pourquoi et où.

Cela semble logique mais bon nombre de personnes ne savent pas quelle opération elles ont eu et pourquoi cette opération en particulier. C’est pourtant la base.

Ensuite c’est renouer avec ce corps, l’accepter de nouveau comme il est.

La gyn’émotion permet de traverser émotionnellement cette opération et voir quelle symbolique elle implique pour la personne.

Etre accompagnante en gynécologie émotionnelle

En gyn’émotion comme partout, il n’y a pas de recette miracle ! On ne cherche pas le « comment » mais le « pourquoi » nous vivons ça. Lorsque les personnes viennent voir Maud, elles ont déjà fait le tour de beaucoup de thérapies dont le « pourquoi » n’a toujours pas eu de réponse.

Ça implique d’être prête à écouter le message du le corps, être prête à entendre cette réponse, et c’est parfois plus difficile que ça en a l’air.

Ses conseils

Au diagnostic :

  • Prendre le diagnostic comme une nouvelle expérience à vivre. De nombreuses femmes disent que si elles n’avaient pas été malades, elles n’auraient jamais été sensibilisées au cycle menstruel, ou su comment fonctionne leur sphère gynécologique, elles ne se seraient jamais penchées sur la nutrition.

Ça peut aller même jusqu’à se sensibiliser à l’écologie car on sait maintenant que les perturbateurs endocriniens (qui sont partout dans les plastiques) peuvent jouer un rôle dans cette maladie. Même si elle apporte son lot de douleur, elle apporte aussi son lot de richesses.

Au quotidien :

  • Se connaître physiquement : savoir où est son utérus, son vagin, ses ovaires, se mettre en contact avec eux physiquement.
  • Comprendre l’endométriose :  comment ça fonctionne ? quel est le rôle de l’endomètre ? Même si on connaît peu de chose sur cette maladie, il y a tout de même des principes de fond sur son fonctionnement.
  • Essayer de comprendre le « pourquoi » à tout cela…
  • Parler à son utérus ! Qu’il soit présent physiquement ou bien qu’il soit juste énergétiquement là, l’utérus a son langage. Vous pouvez communiquer avec lui, le rassurer, l’aimer, lui dire parfois qu’il vous embête, vous pouvez même être en colère contre lui mais parler lui, si vous lui parlez alors ça veut dire que le contact est revenu et il va se sentir entendu…

Je trouve cette approche vraiment intéressante pour se reconnecter avec son corps et ses émotions ! C’est un travail qui peut être long, compliqué, peut-être même douloureux mais qui s’avère nécessaire.

Retrouvez Maud sur son site et sur Instagram !

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alimentation

Les épices dans l’alimentation anti-inflammatoire

L’endométriose est une maladie qui nécessite de prendre soin de soi : son environnement, son mental, son lieu de vie, et aussi… son alimentation ! En effet, l’alimentation est un paramètre important à travailler dans le cadre d’une endométriose. Nous avons déjà parlé de l’alimentation anti-inflammatoire, qui est une première base pour diminuer les douleurs. Il existe aussi des épices anti-inflammatoires, que l’on retrouve dans la médecine ayurvédique. Découvrons-les !

Les épices dans l’alimentation anti-inflammatoire : pourquoi ?

L’alimentation anti-inflammatoire est un levier superpuissant dans l’endométriose.

Pourquoi ? Car, YOU GOT THE POWER ! Et oui. Vous avez le pouvoir de changer les choses.

Aujourd’hui, il existe de nombreux ouvrages dédiés à l’alimentation anti-inflammatoire. Les professionnels de santé se forment également de plus en plus à ce type d’alimentation.

Vous pouvez donc avoir facilement accès aux bases de cette alimentation et ce, sans vous ruiner.

Idéalement, consultez un diététicien avec une spécialité en micronutrition pour qu’il vous guide. Complétez vos connaissances avec des ouvrages et des blogs afin d’être éclairée au mieux sur les pratiques à adopter.

En tout cas, c’est hyper positif et ça change tout. Car vous pouvez être actrice de votre maladie, sans la subir de plein fouet.

Surtout dans une maladie avec de nombreux paramètres encore méconnus.

Pour les premières bases de l’alimentation anti-inflammatoire, vous pouvez retrouver des premiers conseils dans l’article dédié.

Mais savez-vous que les épices aussi en font partie ?

En effet, les épices ont de nombreux effets positifs et ce, depuis des millénaires :

  • Conserver les aliments.
  • Faciliter la digestion.
  • Etancher la soif.
  • Développer la saveur des aliments…

Alors, invitez les épices dans votre cuisine ! Privilégiez les bio en herboristerie. Vous pouvez vous regarder juste ici 😉

Mais alors, quelles épices choisir ?

J’ai participé à un super atelier sur les épices ayurvédiques avec Nathalie Hisseini. Praticienne en ayurvéda, elle organise des ateliers autour de l’ayurvéda, la nutrition… qui sont vraiment passionnants.

Si vous souhaitez en savoir plus, découvrez son programme gratuit sur 21 jours !

Lors de cet atelier, nous avons recontextualisé l’ayurvéda et les doshas qui nous constituent.

En fonction de votre constitution, certaines épices vous sont plus favorables.

En médecine traditionnelle chinoise, c’est un peu similaire. Vous avez des épices très « yin » (à tendance froide) ou très « yang » (à tendance chaude).

Je vous fais donc part de plusieurs épices qui peuvent vous aider à réguler ballonnements, douleurs et inflammations.

Pour les douleurs et ballonnements, vous pouvez utiliser les épices carminatives : elles vous permettent de vous délester des gaz, de l’eau et des toxines présents dans le corps. Elles facilitent la digestion et évitent aux toxines de s’accumuler.

Une petite liste des épices carminatives :

  • La férule persique
  • La cardamome
  • Le gingembre
  • La cannelle
  • Le fenouil
  • Le cumin
  • La coriandre.

Comme vous le voyez, la plupart sont des épices connues et se trouvent facilement 😊

Pour ma part, l’infusion ayurveda « Himalaya Chaï » de Yogi Tea est idéale ! Elle est composée de gingembre, fenouil, cannelle, coriandre, anis et réglisse.

Mais vous pouvez aussi la faire vous-même 😉

Concernant les inflammations, il existe les épices reconstituantes : elles facilitent l’élimination des toxines et purifient le sang. Elles ont un fort pouvoir anti-inflammatoire. Elles sont également conseillées en cas de problèmes de peau.

La petite liste des épices reconstituantes :

  • L’aloe vera possède un vrai pouvoir d’apaisement en cas de coups de soleil ou de brûlures.
  • Le curcuma est connu pour son pouvoir anti-oxydant.
  • La bardane est idéale pour les problèmes de peau.

Vous avez aussi :

  • La cannelle.
  • Le poivre noir.
  • Le piment de cayenne.
  • L’ail.

Il existe également des « épices antidote » qui régulent les effets secondaires de certains aliments.

Utilisez l’épice dédiée lors du repas concerné. Sinon, vous pouvez la prendre en infusion avant le repas.

Dans le cadre de l’endométriose, vous pouvez utiliser :

  • Le gingembre, pour atténuer les effets du gluten et du sucre sur votre organisme.
  • Le poivre noir ou le pippali, pour réguler les effets des produits laitiers.

J’espère que cet article vous a plu ! Afin d’utiliser les épices qui vous correspondent le mieux, je vous invite à consulter un.e praticien.ne en ayurveda ou en médecine traditionnelle chinoise. Ils vous aideront à définir votre tempérament et à adapter votre alimentation en conséquence 😊

Avez-vous essayé ces épices ? Partagez-moi votre expérience en commentaire !

Au Quotidien

Poser les bonnes questions pour comprendre son endométriose

Endométriose. Il y a quelques années, cette maladie était encore inconnue pour la plupart des patientes et des médecins. Et pourtant, 180 millions de femmes sont touchées dans le monde. Certains aspects restent toutefois obscurs comme l’origine et les causes de l’endométriose. Aujourd’hui, grâce aux associations de patientes, il est possible de comprendre son endométriose. D’avoir des réponses à nos questions. Savoir poser les bonnes questions pour comprendre sa maladie est un bon début pour mieux l’appréhender !

Que demander lors d’un diagnostic d’endométriose ?

Avant tout, parlez à votre médecin. Il est important de lui communiquer vos symptômes tels que la douleur, la fatigue, les malaises… Ce sont des indicateurs majeurs dans la première phase de prise en charge. Les gynécologues sont aujourd’hui (a minima) sensibilisés à cette maladie et sauront vous orienter pour un diagnostic fiable. L’échographie endo-vaginale est actuellement l’examen de référence pour le diagnostic. N’hésitez pas à aller consulter dans un centre spécialisé.

Si vous êtes diagnostiquée, n’hésitez pas à exposer vos appréhensions et vos interrogations à votre médecin, il est là pour ça. Pour vous aider, voici une petite liste qui vous permettra de mieux comprendre votre endométriose :

  • Qu’est-ce que l’endométriose ?
  • Quel type d’endométriose j’ai ? A quel stade ?
  • Quels examens dois-je faire ? A quelle fréquence ? Comment se déroulent-ils ?
  • Quelles sont les conséquences sur ma vie quotidienne ?
  • Vais-je pouvoir continuer à vivre une vie « normale » ?
  • Comment puis-je soulager mes douleurs ?
  • Puis-je me tourner vers les médecines complémentaires ?

N’hésitez pas à consulter des spécialistes dédiés via les annuaires d’Endofrance, Resendo ou Map Patho.

Quelles questions poser lors d’un suivi et/ou d’un accompagnement ?

Comprendre son endométriose, c’est aussi apprendre à l’accepter et à vivre avec. N’hésitez pas à communiquer avec les professionnels qui vous accompagnent : ils sont là pour vous ! Ils sont là pour vous aider et vous guider dans votre parcours. Mais alors que leur demander dans le cadre d’un suivi ? Voici quelques questions à envisager :

  • Quels examens dois-je effectuer ? Un bilan sanguin ? Une échographie ? Une IRM ? A quelle fréquence ?
  • Si je prends la pilule, quel suivi ?
  • Quelles solutions pour les maux quotidiens (douleurs, fatigue, faim…) ?
  • Quelle prise en charge complémentaire si j’ai une autre maladie chronique ?
  • Quelles démarches si j’ai un projet bébé ? Maintenant ou plus tard ?
  • Vers qui me tourner pour rencontrer des femmes qui ont une endométriose ?
  • Je veux essayer de comprendre cette maladie : comment faire ?

Cette liste est non exhaustive mais pourra vous permettre d’avoir un premier guide dans votre suivi. 😊

Comprendre son endométriose, c’est s’approprier la maladie. Car il y a autant d’endométrioses que de femmes. Mais malgré toutes vos singularités, il est possible de se faire accompagner !  Des thérapies autour du féminin blessé existent et peuvent aider à comprendre son endométriose. Et aussi à faire le lien avec son histoire. Beaucoup de femmes se révèlent à travers ces accompagnements ! Vous pouvez découvrir certains témoignages dans Portraits de femmes 😊

comprendre son endométriose